Chapi Montagne

17 janvier 2017

Qui dit mieux ?

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Il faut profiter de la neige pendant qu’elle est encore là. Alors plutôt que d’aller faire notre sortie grimpe en salle sur la pose de midi, je propose à Youri une montée sous la télécabine de Crozet. Le vent glacial n’ébranle pas notre motivation et nous arrivons « au sommet » de la télécabine en 50 minutes, exactement ce que j’avais prévu (soit 788 mD+/h). Bon Youri a plus la pèche que moi en ce moment et m’a gentiment attendu un peu sur la montée. La descente n’est pas si pire malgré les cuisses entamées par l’effort et les petites touchettes sur les rochers qui affleurent. Résultat, en moins de 2 heures porte-à-porte du bureau (douche comprise) nous avons pu faire 600 mD+ et skier un peu. Qui dit mieux ?   

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16 janvier 2017

Il faut reprendre les habitudes…

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Montée au Reculet

La neige est enfin suffisamment abondante sur le Reculet pour reprendre nos traditionnelles montées matinales. Youri et Rodrigo sont de la partie. Nous sommes les seuls aujourd’hui à y avoir cru, mais des traces anciennes montrent que le sommet a été fait pendant le WE. Je mets un temps infini à atteindre le sommet (84 minutes) alors qu’en temps normal, c’est plutôt 10 minutes des moins. Je perds aussi un temps infini à me préparer et faire les manips. Bref, il faut se remettre dans le bain. Petite consolation, la neige n’était pas trop mauvaise et j’ai pu enchaîner de belles séquences à la descente. La technique n’a pas totalement disparu.     

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08 janvier 2017

Petite reprise

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Face nord de la tour ronde, D-/350m

Réalisée le 7 janvier 2017 avec Philippe et Benjamin

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Il y a bien longtemps que je n’avais pas ressortis les piolets et les crampons. Philippe et Benjamin étaient motivés pour faire de la cascade de glace assez difficile, mais vu mon niveau de grimpe actuel je suis bien content de les avoir convaincus pour la face nord de la tour ronde. La face était complément tracée. C’était la voie du moment, très parcourue ces derniers jours. Arrivés à ski, nous étions les premiers. Deux cordées nous suivaient, dont une qui a probablement dû dormir au refuge… Nous avons avancé corde tendue sur presque toute la face profitant de belles marches dans la neige et la glace. Nous sommes sortis vers 13h15 juste au moment où le temps commençait à tourner au mauvais. La descente de la voie normale était aussi facile que la face nord. La petite descente du glacier du col d’Entrèves pour retourner vers la station du Torino n’était pas une partie de plaisir. Sans visibilité, dans le vent et le brouillard, avec mes skis super-light et mes jambes entamées, j’ai tâté la neige avec les fesses à plusieurs reprises. Benjamin a assuré comme un chef pour ouvrir la trace et éviter les crevasses. Une bien belle journée et juste ce qu’il me fallait pour une reprise. Merci les gars.

 

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31 décembre 2016

Retrospective 2016

Retrospective de la Saison de montgane 2016

Bonne année.

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18 décembre 2016

Nouvelles Chaussures

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Après une nouvelle visite chez le médecin, je dois me résoudre à entendre que mes problèmes de dos ne sont pas si graves et qu’il faut que j’arrête de faire mon gros douillet. Bon OK, alors direction le magasin de sport, j’achète une paire de chaussure de footing et une autre de trail avec le plus d’amorti possible. Puis, je vais au Veyrier faire une monté. Evidemment, je ne m’attendais pas à battre mon record, mais je suis content de mon temps de monté et surtout de mon temps de descente. Les nouvelles chaussures m’ont permis de trottiner jusqu’en bas. Le coup de pied au derrière du médecin n’est sans doute pas étranger à ce regain de motivation…    

 

 

 

 

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11 décembre 2016

Rando Grimpe

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Traversée Beccaz-Mouches

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Farouk est dans les alpes pour un déplacement professionnel et comme d’habitude, il me contacte pour envisager une sortie en montagne. Le manque de neige, nous pousse à envisager une course orientée « terrain montagne ». Nous optons pour la traversée Beccaz-Mouches, un itinéraire facile, mais que j’avais sur ma liste de choses à faire depuis un bon moment, car la photo de couverture sur c2c est juste magnifique. Nous partons donc cers 9h00 depuis Montmin pour rejoindre le début de l’arête (un peu moins de 900 mD+ en 1h30, tout en papotant). A notre arrivée, un bouquetin nous accueille ; nous en croiserons plusieurs sur le chemin. Nous nous équipons au moment où la grimpe commence, et je réalise à cet instant que j’ai oublié tous les friends à la maison (la faute au lapin qui à la maison n’a pas arrêté de me distraire en voulant grignoter le matériel que j’étalais sur le sol). Bon, je reste serein, car le niveau max est 4c et que, selon le topo, les pas durs sont évitables. Mis à part le pas en 4c, peu commode et un peu gazeux où j’ai fait particulièrement attention, tout le reste se parcourt sans grand besoin de matériel (quelques sangles et dégaines magiques). La traversée est très jolie et la vue splendide sur les sommets légèrement saupoudrés de neige. Nous arrivons au Crêt des Mouches en 3 heures où nous rencontrons quelques randonneurs venus depuis Plan-Montmin. Après 30 minutes de pause nous engageons la descente par le sentier de randonnée classique. Le retour vers Montmin est long, et avec mon mal de dos, je préfère éviter de courir. Nous descendons donc tranquillement en 2 heures toujours en papotant. Au final, une belle promenade, et pour une fois, on ne sait pas mis au taquet, nous avons juste profiter de la montagne.

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13 novembre 2016

L’appel de la neige.

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Bon, malgré le WE chargé, il faut aller toucher la neige. Gaspard veut même m’accompagner. Alors je propose une sortie rapide au Semnoz. La neige n’y est pas fantastique et notre style de ski bien rouillé après des mois d’arrêt, mais quel plaisir de revoir les montagnes enneigées.  

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12 novembre 2016

Run Express de Poisy

Course de poisy

J'avoue. J'ai eu la flemme de me lever tôt pour aller skier les premières neiges dans les Aravis avec Philippe. A ma décharge, je suis seul ce WE et je dois gérer tout le quotidien de la maison avec les deux ados... Du coup, au réveil le samedi matin, je me dis que je pourrais tout de même faire une petite course rapide avant d'attaquer la journée. En deux clics sur google, je trouve la course de Poisy: 9,8 km et 240 mD+ à deux pas de chez moi. Cool. Résultat: une petite heure de trail à travers les bois dans une ambiance sympa et je suis de retour à la maison avant que les deux ados soient debout... 

 

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30 octobre 2016

Ça manque de piment

 20161030_141855Roc des Bœufs : Paroi de la Mine - la Paella de Minuit TD-/6a/200m

Réalisé avec Youri le 30 octobre 2016

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Lors de nos sorties, j’arrive toujours à trouver un petit truc que j’arrive à exagérer en évènement critique pour la course. Le genre d’évènement « que si ça merde à ce moment précis alors la terre s’arrête !!! ». Mais cette fois je n’ai rien à me mettre sous la dent. On a trouvé la voie sans difficultés malgré la trace GPS qui nous a fait passer par des chemins plutôt adaptés aux sangliers, la grimpe était belle ni trop dure ni trop facile pour que nous puissions apprécier tous les deux, le temps était magnifique, et nous sommes rentrés à la voiture avant la nuit. Seul évènement inhabituel, Youri a fait trois longueurs en tête (d’habitude il fait le timide avec moi), et il s’est très bien débrouillé. Alors oui, ça manque de piment…   

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09 octobre 2016

RER : 10 minutes de retard!

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Il n’y pas que les parisiens qui souffrent de retards inadmissibles. J’en ai fait l’amère expérience à la dernière course RER (Run Evasion Rhône) où je finis dernier du groupe de copains (Fab, Youri, Vanessa/Sandrine en relai) et près de 10 minutes de retard sur mon chrono de 2012 ! Bon c’est vrai que je ne cours pas beaucoup en ce moment et j’avais un petit sac à dos pour me mettre dans l’esprit de la SaintéLyon. Mais 10 minutes de retard sur 22km, c’est digne d’un retard SNCF! Du coup, je me suis mis une amende : le WE prochain je cours à nouveau pour rattraper tout ça….

Autrement, comme d’habitude, l’ambiance et le parcours sont toujours aussi sympas. A refaire.  

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02 octobre 2016

Sortie annuelle avec Steph

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Pollux : Traversée arête SW >> arête SE

Breithorn W : Voie normale depuis Klein Matterhorn

PHOTOS Pollux

PHOTOS Breithorn

A peu de choses près, nous aurions pu manquer notre sortie anuelle en montagne : Steph a été très occupé par la naissance de son fils, et moi, pas mal pris par le boulot et la famille. Mais nous voilà tous les deux à Zermatt pour le WE. C’est une première pour Steph qui découvre cette magnifique vallée et de nouveaux horizons fourmillants de sommets à  4000 mètres.

Notre plan du WE est, pour le premier jour, de faire la traversée de Pollux (arête Sud-Ouest vers arête Sud-Est), et en fonction du chrono et de la météo, enchaîner sur la fac nord-ouest de Castor. Pour le deuxième jour, le plan est de faire la traversée du Breithorn.

Mais la météo n’est pas très favorable et le manque d’acclimation se fait vite sentir. Et oui, c’est la magie de Zermatt, en deux tours de manivelle, on se retrouve à 3900, et les sommets à 4000 sont à deux pas. Du coup, le cœur et les poumons se demandent bien ce qu’il se passe…

Bref, sous un ciel mitigé, nous partons du Klein Matterhorn vers Pollux. Après une heure de marche, nous passons sous le bivouac Rossi Valante (là où nous dormirons le soir). Pour gagner un peu de temps, je propose de laisser un sac avec le matériel inutile (réchaud, bouffe, etc.) pour poursuivre directement sur l’ascension de Pollux. Je mets tout de même le GPS en route pour retrouver le sac au cas où. Après une petite demi-heure de marche, nous commençons à grimpe l’arête rocheuse de Pollux. Le rocher est carrément « griffé » par les crampons des très nombreux alpinistes qui sont passées par ici. Impossible de perdre la trace dans ces conditions. L’ascension est très agréable et facile, seuls les 30 derniers mètres donneront quelques sueurs froide à Steph qui emmêle sa corde et son sac dans les chaines permettant de franchir les quelques pas d’escalade plus difficiles. J’entends encore le « Je suis cuit, j’en peux plus » de Steph. Mais avec un peu d’insistance, il se laisse convaincre de poursuivre ; une belle satisfaction quand nous arrivons tous deux à la belle Madone au sommet de l’arête rocheuse. Nous poursuivons jusqu’au sommet, et hop, un 4000 de plus dans la poche !  Quelques photos, et nous ne nous attardons pas. La météo tourne au mauvais temps : gros vent et brouillard. La descente de l’arête sud-est n’est pas très jolie. Le caillou est pourri… Arrivé au col entre Pollux et Castor, nous sommes dans le brouillard complet et sans repère. Heureusement, l’altimètre et le GPS sont là pour m’aider. Mais sans aucune trace devant nous, j’avance avec grande prudence pour éviter de tomber dans une crevasse. Je retrouve notre sac de matériel (soulagement), et nous rejoignons (encore à l’aveugle) le bivouac Rossi.

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Après une bonne nuit, couché 20h - réveil 6h30 (j’ai rarement aussi bien dormi en montagne), nous partons vers la voie normale du Breithorn. L’idée de faire la traversée a été abandonnée, Steph manque d’énergie, et il a un gros mal au dos au réveil. Nous partons sous une météo très maussade : gros vent et brouillard. A l’approche du sommet, une éclaircie inespérée nous permet d’admirer le paysage. Pendant un court instant, l’envie de poursuivre sur le deuxième sommet du Breithorn me titille, mais je reste sage. Steph a gravi le sommet à une belle allure, mais, il doit prendre son avion à Genève le soir même. Je préfère profiter d’un bon moment, que de courir comme un fou à plus de 4000. Et puis comme ça, on aura le temps de manger un bon Rösti à Zermatt ! 

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25 septembre 2016

Début de la saison de grimpe d’automne

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Le lanfonnet: le retour du roi Arthur, TD+/6c/200m

Réalisé avec Nico le 25 sept 2016

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La neige et le froid font doucement leur retour sur les hauts sommets. Les grimpeurs retournent en vallée pour profiter des derniers rayons de soleil avant l’hiver. Nico, totalement dans cette dynamique, voulait visiter les sommets autour du lac d’Annecy. J’aurai préféré faire une dernière voie sur granit, mais pas de problème, j’avais aussi envie d’aller au Lanfonnet depuis un moment. Toutefois, avec une longueur en 6c en plein milieu de l’itinéraire, je n’étais pas très confiant d’y aller de moi-même. Et j’ai bien fait d’attendre d’être avec un grimpeur comme Nico car le 6c est bien coriace (selon lui, car moi j’ai tiré au clou !). Le reste de la voie est magnifique. Mis à part le premier 6a+, où les prises n’inspirent pas grande confiance, les autres longueurs sont sur un excellent rocher. Les deux 6b, de styles différents, se grimpent bien. Le deuxième 6b est d’ailleurs fantastique. Seul petit bémol pour Nico, la voie est surprotégée, ce que personnellement, je vois d’un œil plus positif. Sinon, quel paysage ! Les couleurs d’automne apparaissent en forêt, les prochaines randonnées vont être un régal pour les yeux et l’esprit.            

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04 septembre 2016

La cordée d'élite

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Aiguille de la Floria : Contreforts de gauche - Manhattan-Kaboul

Réalisé avec Fab le 4 sept. 2016

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Fab et moi n'avions pas eu l'occasion de refaire une voie ensemble depuis El Capitan. Nous étions donc vraiment contents de faire une petite escapade dans les aiguilles rouges sur l'aiguille de la Floria.

Nous avons pris la première benne. 15 minutes des marche d'approche et nous attaquons la voie. La première partie est liquidée en 1 heure 15 min: 4 longueurs avec une en 6a bien protégée. Nous enchainons sur la petite Floria après une traversée dans le pierrier. 1 heure 15 min pour 5 longueurs avec un 6a. Pourtant qu'est-ce que l'on a papoté pendant la course... Je me demande ce qu'il y a avait dans la gourde de Fab?

 

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28 août 2016

Enfin c'est fait.

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Petit bargy: directe du lac, TD/300m/6b+

Réalisé avec Anthony le 28/8/2016

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Depuis le temps que je vois ces dalles depuis l'autoroute en revenant de Chamonix, je me disais qu'il faudrait bien y aller un jour, maintenant c'est fait. Je n'avais pas trop de temps et il faisait super chaud. La paroi étant en face nord et à moins d'une heure de la maison, c'était le compromis idéal pour la journée. Nous avons grimpé la directe du lac, avec deux belles longueurs en 6b+ super bien protégées. Le reste des longueurs est équipée de manière très aérée. 

Petites anecdotes, j'ai pris un bon plomb dans le 1er 6b+ à cause d'une prise qui a cassée. Ça m'a refroidi pour toute la longueur... Anthony a super bien passé le second 6b+. Nous sommes sortis par le haut dans les herbes (14 longueurs), mais mis à part le plaisir de sortir au sommet, après R10, la voie n'a plus d'intérêt. 

 

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20 juillet 2016

Splendide vue!

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Youri doit faire la montée de Crozet ce dimanche, alors je propose un petit entraînement au Reculet avant le boulot histoire de courir un peu à la fraîche. Comme d'habitude, cette sortie au Reculet est toujours aussi agréable. La vue est magnifique depuis le sommet et nous croisons des chamois à la montée. On est monté "lentement" 55 min pour moi, 54 pour Youri, loin de nos meilleurs temps respectifs. Y a du laisser-aller...

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19 juillet 2016

Le renoncement

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Arête sud de la noire de Peuterey, TD/1100m/IV/5c

Réalisé entre le 8 et 11 juillet 2016 avec Farouk et Youri 

Voilà, je viens de rater les épreuves du probatoire de guide. Je n’avais pas beaucoup d’espoir de réussir. Le stage de préparation du CRET au printemps et les quelques sorties d’entraînement avec les copains m’ont fait comprendre que je suis loin de la condition physique nécessaire pour réussir ; sans compter que techniquement je suis déjà un peu juste… Malgré cela, je me sens assez en forme et en confiance pour proposer à Farouk et Youri de faire une belle course : l’arête sud de la noire de Peuterey. C’est cette impressionnante arête de 1100 mètres de dénivelé que l’on peut admirer lorsqu’on attend dans les bouchons du tunnel du Mont-Blanc côté italien. Il y a longtemps que je souhaitais gravir cette voie, mais il fallait être prêt, car l’engagement est sérieux dans cet itinéraire. Après la première pointe, il n’y a plus d’échappatoire, il faut sortir par le haut.

Raconter plus de 1000 mètres d’ascension serait fastidieux et assommant. Je vais donc me contenter de vous décrire les moments les clefs et les petites anecdotes de notre aventure.

Comme d’habitude, je retrouve Farouk et Youri le vendredi vers 17h sur le parking de Mr Bricolage de Saint Pierre. Je bourre toutes mes affaires dans la voiture de Youri et nous partons vers l’Italie. C’est sympa de se retrouver encore une fois tous les trois pour une belle sortie en montagne. Nous avons tout le temps de papoter sur la route pour resynchroniser les dernières nouvelles de famille, boulot et montagne. Après, 2 heures de route (dont une heure de bouchon au tunnel du Mont-Blanc) nous arrivons sur le village de Peuterey. Mais la petite bourgade italienne est complètement bloquée, c’est le festival celtique annuel du village ! Nous sommes obligés d’aller nous garer plus loin dans la vallée au parking du refuge Monzino. Sur place nous ne sommes pas les seuls à nous préparer. J’en profite pour aller à la pêche aux renseignements sur les conditions de course à la Noire. Après plusieurs tentatives, je tombe sur un guide français, Damien, qui part faire l’arête de l’Innominata avec un client. La grande question pour nous est de savoir si nous devons prendre les crampons. Il hésite aussi, appelle quelques collègues qui sont passées dans le coin récemment, puis finalement nous suggère de laisser nos enclumes dans le coffre. Cool, c’était notre intention, mais ça nous rassure. Damien nous demande si nous pouvons lui ramener sa voiture à Chamonix après notre course. « Bien sûr, mais tu sais on risque de mettre plus de temps que toi », je vois bien que ma réponse le surprend un peu.

Vers 19h40, nous prenons le sentier en direction du refuge de la Noire. Les sacs sont lourds. Nous avons pris tout le nécessaire pour bivouaquer 2 jours (voir un peu plus). La météo est bonne jusqu’au lundi après-midi. Nous avons donc un créneau confortable pour faire la boucle. Sur le chemin, nous passons devant une maison perdue dans la campagne avec quelques tentes installées autour. Visiblement, une grosse fête se prépare ici. Nous poursuivons notre chemin à travers un champ. Un peu étonné de ne pas trouver de GR, je sors le GPS. La carte IGN indique pourtant un sentier là où nous sommes. Nous continuons à travers les chaos de blocs et les arbres dans les sous-pentes de mont Rouge de Peuterey, et j’ajoute très sérieusement « Faites-moi confiance, la course d’orientation est la seule épreuve que j’ai réussie au proba ! ».  Pourtant après 10 min de marche en mode sanglier, je me dis que nous ferions mieux d’aller crapahuter dans la plaine. Je bifurque alors à droite et trouve un énorme chemin (pour les 4x4) qui n’est pas indiqué sur la carte IGN…

Après avoir croisé quelques randonneurs « celtiques » avec des téléphones portables (il y avait des GSM au moyen-âge ?), nous arrivons au croisement du chemin qui indique la direction du refuge de la Noire. Temps affiché sur le panneau : 2h50 pour le refuge. Il est déjà 20h, je n’ai pas envie gravir la via ferrata de nuit, alors je passe devant et engage l’approche d’un bon pas. Nous avons vite chaud. Le sentier d’approche et la via ferrata sont avalés en moins d’une heure trente. Encore 30 minutes de marche et nous rejoignons le refuge à 22h. Une belle surprise, ce refuge. Il est non gardé, mais d’une propreté irréprochable, comparé à ceux que nous avons en France. Il y a même du gaz et de la nourriture en libre-service. Magnifique ! Nous dînons sans tarder et allons nous coucher.

Départ vers 5h le lendemain, pendant l’approche nous assistons au lever de soleil sur le massif. L’arête de la Noire s’illumine progressivement de ses pointes jusqu’au socle formant sa base, dévoilant sa beauté avec délicatesse. Quel beau spectacle ! Mais il va falloir se dépasser pour la gravir.

La première partie de la grimpe sous la pointe Gamba ne présente pas de grandes difficultés, mis à part un petit pas en 4 non protégeable que je grimpe avec précaution avec mes grosses chaussures. J’ai décidé de grimper en grosses chaussures de montagne, jusqu’aux premières difficultés sérieuses, histoire de faire mentir les examinateurs de l’ENSA qui m’ont collé 3/20 à l’escalade en terrain varié (il semble que je ne sache pas grimper…). Au passage du couloir entre la pointe Gamba et la pointe bifide, je fais une petite erreur d’itinéraire. Au lieu de prendre directement dans la branche de droite du Y formé par le couloir, je pars trop à droite dans les dalles raides, ce qui me vaut de faire une belle grimpette en traversée un peu exposée. Farouk et Youri me rejoignent et je m’excuse pour cette ânerie. Au relais, j’en profite pour enfiler mes chaussons d’escalade. La grimpe va commencer…

Tout se passe bien, jusqu’à l’attaque de la pointe Welzenbach. Nous sommes certes un peu lents, mais j’ai tout grimpé sans difficulté au feeling. Maintenant, la recherche d’itinéraire se fait plus compliquée. Le topo devient moins clair. Je dois traverser en versant Sud de cette deuxième pointe de l’arête, mais jusqu’où ? Je trouve un relais depuis lequel je fais venir mes deux camarades. Nous sommes encore censés traverser à droite, mais depuis notre relais, les options de grimpe sont beaucoup trop compliquées. Après une tentative infructueuse, je décide de redescendre un peu pour poursuivre ma traversée à droite. C’est la bonne idée. Je retrouve le bon chemin. Le relais était sans doute celui d’une cordée égarée. Il faudra se méfier de ces faux indices pour la suite.

Pour rejoindre l’arête de la pointe Welzenbach, nous passons par une belle dalle en 4, où je n’arrive pas à mettre un seul point de protection décent, et un splendide dièdre en 4b où je m’amuse énormément. J’adore ce type d’escalade.

Le temps passe, et notre plus grand souci est de trouver un bivouac proche d’un névé pour faire de l’eau. Nous sommes déjà à sec depuis un bon moment. En arrivant au sommet de la pointe Welzenbach, nos vœux sont exaucés : un gros tas de neige et une belle banquette de pierres apparaissent. Hum, nous allons pouvoir boire des litres d’eau !

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Il est 19h, pendant que le réchaud tourne à plein gaz, nous admirons la vue sur le versant sud du Mont Blanc. Je n’avais jamais vu cette face en vrai. Elle est très impressionnante, en particulier les piliers du Frêney. Je comprends maintenant pourquoi leur ascension a été un moment clef de l’alpinisme moderne. Ce sont d’immenses piliers très raides, où l’escalade en libre atteint le niveau 7a+ à plus de 4000m. Je prends ici une de mes rares photos de la course. Je suis trop concentré à grimper et assurer mes camarades pour sortir mon téléphone pendant la journée. Heureusement, Farouk saisit chaque instant de répit pour sortir son appareil. Grâce à lui, nous gardons toujours de magnifiques clichés de nos aventures. Le soleil se couche. Tout le massif change de couleur progressivement. Nous profitons de cet instant, que c’est bon d’être ici entre amis dans un paysage aussi grandiose. Après un dîner frugal, et la liquidation d’un litre et demi d’eau (en ce qui me concerne), je m’effondre de fatigue dans mon duvet +15o et mon sursac.

La nuit a été plutôt reposante, malgré le fait que j’ai eu un peu froid sur la fin. Nous reprenons notre progression vers 7h. Je ne rencontre pas de difficulté pour passer le premier contrefort de la pointe Brendel. Mais la suite se complique. Je cherche la fameuse demi-lune mentionnée sur le topo. Après plusieurs minutes de doute, Farouk aperçoit des pitons dans la raide paroi devant nous. Je me lance dans cette option. S’engager sur la paroi est déjà compliqué, je dois m’y prendre à plusieurs reprises. Puis j’avance dans un vague dièdre où se trouve un friend coincé (peu rassurant). Je dois ensuite franchir un raide passage qui aboutit sur une dalle lisse. « De dieu, c’est costaud avec le gros sac ! », je suis obligé de passer en artif en tirant sur de vieux pitons branlants sans pouvoir ajouter un seul point de protection supplémentaire. A la sortie de la dalle, je travers rapidement vers le dièdre noir indiqué sur le topo et fais relais dès que l’occasion se présente : je n’ai plus de matériel et je crains que copains transpirent beaucoup dans ce passage. Pendant que Farouk et Youri grimpent à leur tour, je relis mon topo « afin de passer en libre, ne pas attaquer le ressaut au niveau du piton à gauche, mais plus à droite, et poursuivre dans le petit dièdre de droite - pas celui de gauche avec un friend coincé, qui aboutit à une dalle lisse… », et flûte, si je lisais correctement les indications je ne me mettrais pas dans la galère… A ma grande surprise, Farouk et Youri me rejoignent assez rapidement. Bravo les gars ! Le passage technique suivant (par la dalle en 5b que je traverse trois fois pour en enlever un point qui crée trop de tirage) demande un peu de concentration et de recherche d’itinéraire, mais, je m’en sors bien. C’est encore le pauvre Farouk qui doit maîtriser sa peur pour franchir la dalle en 5b où son brin de corde ne passe dans aucune protection (Désolé… ;-). Nous terminons la pointe Brendel en corde tendue (je fais gaffe je n’ai eu que 4/20 au parcours sur rocher au proba), puis descaladons le sommet en utilisant une corde fixe pour rejoindre la brèche suivante.

L’attaque de la pointe Ottoz commence par trois longueurs délicates. La première avec un pas dans le vide, rapidement protéger par un premier piton, me fait malgré tout bien transpirer. Ce n’est qu’un passage en 5a avec de bonnes prises, mais sans fissure évidente pour placer un bon friend. Pressé de quitter cette zone délicate, je traverse un peu trop vite à gauche pour au final me mettre dans une situation encore plus inconfortable dans une section en adhérence. Rrrhhh…. Concentration, concentration, car la chute ici ferait très mal. J’atteins le relais sous le grand dièdre. Farouk et Youri, plus malins que moi, profitent du peu de protections dans cette longueur pour filer tout droit me rejoindre. Je ne traîne pas, car le relais où nous sommes est assez inconfortable. Je cours dans le dièdre en 5c, j’ai l’impression d’être bon… La suite est sensée partir à droite, mais en assurant les copains, je de gros doutes sur l’itinéraire, car à droite la grimpe semble bien trop engagée à mon goût. C’est Farouk et Youri qui me font remarquer une ligne de pitons sous les surplombs de droite. Du coup, je tente et au final ça passe bien. Par contre, la corde fait le tour d’un gros bloc/éperon si bien que je me retrouve avec un tirage de folie. Pour ne rien arranger, le brin de Farouk se coince dans une fissure et il est obligé de faire la première traversée douteuse sans assurance. Beau moral.

Nous atteignons maintenant les dernières difficultés. Une longueur en 4 où j’évite de mettre des points de protection (j’en ai marre et puis c’est facile), et nous atteignons le dernier 5c. Je me laisse bêtement impressionner par cette section qui au final se passe plutôt bien. Plus haut, nous sommes obligés de remettre les grosses chaussures pour grimper un couloir en neige avant d’atteindre le sommet de la pointe Bich. Je suis toutefois obligé d’abandonner mon sac à dos au pied du dernier passage dur : une fissure raide et évasée en 4 mal commode à grimper et protéger où mon sac m’empêche de faire le bon mouvement. Farouk plus malin passe sur la gauche de cette fissure.

Il est 19h30 quand nous atteignons tous le sommet de la pointe Bich. En arrivant, j’ai vite compris qu’atteindre le sommet de la Noire serait compliqué : c’est encore bien loin… Après deux rappels, nous traversons sur 150m, il faut encore remonter au moins sur 100m dans du 3 et 2. Il est 20h30 et je suis crevé. Je propose à Farouk de prendre la suite, mais il n’est pas motivé. Personnellement, je pense qu’il est plus sage de commencer la descente maintenant pour gagner du temps sur la journée du lendemain qui s’annonce longue et compliquée. Pour moi nous avons fait l’essentiel de la voie. Je n’ai pas non plus envie de prendre la pluie pendant la descente. A ce moment, quelques grêlons commencent à tomber, ils viennent balayer mon dernier soupçon de motivation, et j’annonce la fin de la course. Nous descendons pendant 1h30 à une vitesse d’escargot, trouver notre chemin dans ce chaos de blocs n’est pas évident. A la tombée de la nuit, nous aménageons un bivouac près d’un névé et commençons à dîner. Pendant que Youri cherche les résultats de la finale de la coupe d’Europe de foot, je reçois un SMS de Damien, le guide rencontré deux jours auparavant. Il a déjà récupéré sa voiture… Nous nous allons faire notre deuxième bivouac de la voie… Après un dîner « léger », nous nous couchons. Je m’enfouis dans mon sursac, car je crains de prendre la pluie. Un orage est tout proche. Pendant la nuit, à chaque réveil à cause des tremblements de froid, je vois les éclairs frapper le massif voisin, mais nous sommes épargnés.

Le lendemain, la descente est une vraie galère. Nous arrivons globalement à trouver l’itinéraire décrit dans le topo, mais la prise de risque est importante. De nombreuses sections sont en très mauvais rocher et nous serions incapables de nous retenir l’un et l’autre en cas de chute. Nous redoublons d’attention, surtout moi qui n’ai eu que 7/20 à la désescalade au proba…

Au bout de 6 heures de descente, nous atteignons enfin les névés sous la voie où nous descendons en ramasse pour gagner du temps. Là aussi je fais gaffe, je n’ai eu que 7/20 pour la descente sur neige au proba….

Nous arrivons à la voiture après une longue marche à 17h au moment où la pluie fait son apparition. Le massif s’est couvert de gros nuages. Je suis bien content d’être arrivé. Nous pouvons avoir un petit regret pour le sommet, aurions nous pu l’atteindre et terminer avant l’arrivée du mauvais temps ? A mon avis, il était plus sage de renoncer, nous étions trop lents. Le lendemain, j’annonce aussi à Lorraine une décision qu’elle attendait depuis longtemps. Il est plus sage pour moi de renoncer aussi au probatoire guide. 

2016-07-11 16

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22 mai 2016

Ça fait plaisir.

2016-05-22 13

Arête du Sapey - Pointe S : Octopussy, ED-/6c/200m

Réalisé le 22 mai 2016 avec Nico.

PHOTOS 

Après une fracture à la malléole, Nico a retrouvé assez de forces pour me proposer une sortie en grande voie. Je suis content de le retrouver en forme et qu’il pense à moi pour une sortie. Peu sûr de sa capacité physique, il me laisse choisir la voie et, pour une fois, se contente d’un 6c max. Je lui propose alors Octopossy au Sapey, une grande ligne classique du secteur qui a visiblement été rééquipée. Nico l’a déjà faite, mais accepte. J’espère aussi croiser Philippe qui va également grimper sur ce secteur (ce qui ne sera pas le cas).

Je retrouve donc Nico à 8h30 au parking du crêt. Lors de la marche d’approche, je lui raconte mes déboires du dernier stage au CRET. Amicalement, il me rassure sur mes chances de passer le proba, mais bon je sais que j’ai encore du boulot. J’apprends aussi comment il s’est blessé, encore un accident idiot comme toujours (à Cogne).

Nous attaquons la voie à 9h30. Nico, bien motivé, part en premier dans L1 un 6a+ en traversée ascendante à droite qui tire bien les bras. Malgré son manque de pratique, il n’a pas tellement perdu en technique. Il avance comme un chat. Moi, je grimpe cette longueur en gros pataud. Après une petite transition, je poursuis dans L2 un 6b avec un pas dur où je suis obligé de m’y prendre à deux fois. Le reste de la longueur est très sympa et surtout super bien protégée. Nico prend le relais dans L3 un 6b+ avec un pas dur où il faut trouver un basculement d’équilibre sur deux petites prises de main. J’enchaîne cette longueur en second. Je poursuis dans L4 un autre 6b+ avec deux pas durs où je me fais piéger. Je m’en veux, car ce n’est pas une question de force, mais seulement de trouver les bons placements sur l’instant et d’y croire. La longueur est superbe : pas dalles, placements, petites prises avec équilibre et gros bacs pour soulager les transitions. Nico enchaîne sur L5 un autre 6b+, là aussi splendide. Cette longueur commence par le passage d’un toit, puis suit une double fissure à la chamoniarde avec un pas physique en Dulfer et termine dans les cannelures. J’enchaîne cette longueur en second. Puis s’offre à moi, L6 un dièdre. Je suis super content, car j’adore ça. Mais trop confiant, je pose un pied hasardeux sur une prise poussiéreuse, le pied zippe et je chute. Là, je m’en veux vraiment. Cette longueur devait être un simple moment de plaisir. Nico poursuit dans L7, un 6c dans une goulotte creusée dans le calcaire. La grimpe est essentiellement en adhérence et opposition. Nico passe comme un chef. De mon côté, je bute sur un pas après mettre mis dans une position délicate. Dommage, car ce 6c était vraiment à ma portée. La dernière longueur est un 6c+. Nico semble bien motivé pour y aller (en plus, il a froid) et je commence à avoir mal aux pieds. Je lui laisse la politesse. Il passe encore sans grandes difficultés et atteint le sommet. J’avoue n’avoir même pas essayé de grimper cette longueur, car les pas difficiles étant au début je craignais de me retrouver 5 mètres dans le vide sous le relais en cas de chute. Il est 14h15 quand nous attaquons la descente.   

Nous retrouvons le départ en 4 rappels, puis finissons la journée au bar pour papoter un peu de nos projets pour l’été. Encore une fois, merci à Nico pour cette belle sortie qui vaut bien les quatre étoiles du topo et qui m’a fait plaisir autant pour la grimpe que pour l’occasion de retrouver Nico. 

Posté par fchapi à 09:57 - Escalade - Commentaires [0]
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20 mai 2016

C’est très très loin d’être joué.

2016-05-19 16

PHOTOS.

Les semaines de stage au CRET sont toujours une source d’enseignements incomparables. Les instructeurs sont de vrais professionnels qui maitrisent leur sujet, savent gérer les efforts des stagiaires sur la semaine (aucun blessé), et donnent un retour honnête et bien veillant aux stagiaires. Cette semaine, j’ai beaucoup appris sur les techniques de course d’orientation et sur les attentes de l’ENSA par rapport au terrain varié. J’ai aussi encore beaucoup appris sur moi, et je réalise plus concrètement aujourd’hui le gap qu’il y a entre mon niveau actuel et celui qui est requis pour l’examen. Il reste un petit espoir, je tenterai ma chance jusqu’au bout, mais je sais déjà que si je validais l’examen probatoire ce serait un terrible coup de poker.

Sur la semaine, j’ai fait 7 COs (14 heures de marches/courses et 63.5 km). Sur les deux dernières COs, j’ai coché toutes les balises (les bonnes) mais à chaque fois j’étais hors délai. Les profs restaient toutefois positifs sur mes résultats.  

Le dernier jour, nous avons fait un examen blanc terrain varié. Le résultat est le suivant :

  • 6/20 à l’escalade : hors délai (j’étais à 4 mètres du relai quand les 4 minutes étaient écoulées). Ma gestuelle était aussi « pauvre » dixit le prof.
  • 10/20 à la désescalade : un peu lent dans la partie facile mais j’ai été bon dans la partie technique.
  • 9/20 au parcours dans les blocs : j’ai été lent et pourtant j’étais tellement hors d’haleine à la fin du parcours que je suis tombé. Un manque de condition physique évident.

Je pense encore pourvoir progresser, mais j’ai du pain sur la planche…

Posté par fchapi à 17:17 - Commentaires [1]

18 mai 2016

la CO, c’est pas facile...

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Un premier bilan de l’entraînement course d’orientation au CRET : la CO, c’est pas facile ! Après une brève et succincte introduction à la carto, nous avons été directement plongés dans le bain en allant sur le terrain. Le premier jour a été compliqué pour moi, car j’ai une fâcheuse tendance à courir sans regarder ma carte, si bien que je dépasse facilement les points de repère, pour les bifurcations, d’où de belles erreurs d’orientation. Mais en fin de journée, je commençais à me méfier de moi-même. Le lendemain, rebelote, mais cette fois, les instructeurs ont eu la chouette idée de mettre des leurres et de nous donner de vieilles cartes IGNs (ou du moins des cartes pas mises à jour avec les dernières évolutions du terrain). Je me suis fait berner à chaque coup : une fausse balise placée du mauvais côté du chemin, une balise sous un téléski qui n’existe plus. Bref le chrono a explosé ! Pour le troisième jour, le premier exercice consistait à placer nous-mêmes les balises par groupe de deux ou trois. Ce fut instructif pour se poser des questions sur la précision et l’échange de méthodologie entre nous. L’après-midi, nous avons fait les parcours des autres en solo. Mis à part une balise un peu mal placée qui m’a coûté beaucoup de temps (au moins 15 min), je m’en suis bien sortie. J’ai juste fait une petite erreur sur la dernière balise, car trop pressé de finir, j’ai raté le point de repère… Bon sinon, quelques conseils à retenir :

  • Au départ, noter l’altitude des balises sur un papier
  • Mettre tout de suite la carte sous une protection plastique (un goutte d’eau = plus de carte)
  • Les balises sont indiquées par un cercle de 6 mm de diamètre (150 m sur le terrain) dont le centre est le point précis de la balise.
  • Se méfier des constructions humaines ou de la forêt qui varient beaucoup. Les ruines, les gros blocs, les points de terrains caractéristiques sont plus sures
  • Ne pas prendre de bâton, on a besoin d’avoir les mains libres
  • Au proba, il n’y a qu’une seule chance de valider la balise, alors il vaut mieux réfléchir un peu avant de poinçonner…
  • Toujours confronter régulièrement la carte avec le terrain
  • L’altimètre peut subir des variations significatives pendant la course (si une perturbation approche). Il faut utiliser les informations du terrain pour recaler l’altimètre.
  • Pour une recherche de balise précise, ne pas hésiter à faire un azimut à partir d’un point connu. Viser un point précis et avancer vers celui-ci
  • Le double pas permet de garder une notion de la distance (100 = 64 pas pour moi).

Sinon, quelques remarques sur l’escalade et désescalade en grosses : Les chaussures sont soient écrasées sur le rocher ou en pointe, mais jamais sur la carre intérieure. Mettre du rythme dans la grimpe, normalement il n'y a que des grosses prises, donc on tire et on cherche la suivante. Ecarter les fesses de la paroi pour la désescalade et garder les mains proches des pieds. Ceci permet de voir les prises entre les pieds. On se retourne que si on ne peut pas descendre face au vide. On ne pose pas les fesses !

Posté par fchapi à 22:43 - Commentaires [2]

11 mai 2016

Entre les gouttes!

2016-05-11 07

2016-05-11 07

Montée au Reculet.

En rentrant de la salle de bloc hier, je réalise que la neige a presque totalement disparu du Reculet. Du coup, je propose à Youri une montée matinale pour lendemain. Évidemment, il accepte sans hésitation. C'est tout de même bien d'avoir un coach personnel aussi motivé! Donc malgré une météo très incertaine, nous attaquons la montée vers 6h30. Je pars vite (avec quelques pointes à 1500 mD+/h) mais comme d'habitude, je m'essouffle sur la fin et Youri passe devant. La montée est liquidée en 52'47" pour moi, 35 secondes de moins pour Youri. Je suis un peu déçu, j'espérai égaler mon record personnel (49'29") mais ce sera pour une prochaine fois. Nous avons tout de même bien joué le coup pour éviter la pluie.  

Posté par fchapi à 10:06 - Trail - Commentaires [1]
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