Chapi Montagne

22 juin 2017

Y a du mieux...

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Encore un Reculet...

Pour être honnête, même si j’avais proposé à Youri quelques jours avant de faire une montée au Reculet ce matin, je n’étais vraiment pas motivé la veille. Au risque d’écrire des banalités, il fait tellement chaud ces derniers jours que j’ai de la peine à dormir. Mais quand Youri envoie le SMS de rappel le mercredi soir, je me dis tant pis, quitte à être réveillé à 5h00 autant aller courir. Je comme donc la montée avec un rythme plus modéré que la semaine dernière, car je n’ai pas grand espoir d’améliorer mon temps. Je dis même à Youri de ne pas m'attendre. Mais progressivement, en voyant que je ne me sens pas si mal, je me reprends au jeu de la compétition. Étonnamment, Youri ne me distance pas, je suis même devant! Alors, j’essaie de maintenir le rythme, et au sommet, belle surprise, j’arrive 1’30’’ plus tôt (50’48’’). Je suis bien content, cela fait une moyenne de 1004mD+/h. Comme quoi, il faut toujours sortir comme dirait Farouk !

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19 juin 2017

Beau granit

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Pointes Lachenal: Harold et Maud, TD/6a+/250m

Réalisé avec Xavier le 19 juin 2017

PHOTOS

Xavier a besoin de reprendre la grimpe et faire un peu de globules en vue de la session de formation de l’ENSA en septembre. Comme d’habitude nous évoquons plusieurs options. La voie Harold et Maud au Pointes Lachenal est retenue. L’escalade est modérée (6a+ max sur coinceurs) et c’est l’occasion de découvrir la face Sud des pointes Lachenal, que nous ne connaissons pas. Le jour J, nous arrivons à prendre la deuxième benne (7h30), puis traçons à pas cadencés vers la face. Ne connaissant pas le secteur, nous avons préféré arriver par le bas plutôt que de se perdre en cherchant les rappels depuis le haut des pointes Lachenal. Sur place, il y a déjà deux cordées qui commencent à grimper dans la contamine (la grande classique du secteur). Xavier commence par le premier 5c (rien à signaler). Je poursuis dans le 5a où je manque de me planter d’itinéraire (je n’ai pas lu le topo). Xavier me remet sur le bon chemin… Il poursuit dans une jolie fissure en 5c. Puis j’enchaine sur L4 une splendide fissure en 5c où la grimpe est vraiment agréable (quottée 6a sur le topo de Thivierge). Le hasard des rotations fait que Xavier se retrouve à faire la longueur en 6a+. Encore une fois, c’est une magnifique fissure raide et un peu physique surtout à 3600m (quottée 6b sur le topo de Thivierge). Pendant qu’il grimpe, je fais quelques photos de la cordée d’italiens dans la contamine. Ils en font de même. Après, j’enchaine L6 et L7, 60 mètres en 5a/5b et rejoins la voie Contamine où se trouve la cordée italienne. Xavier fait la dernière longueur « difficile », un surplomb en 5b et je poursuis jusqu’au sommet pour repérer l’accès par le haut pour une prochaine fois. Nous perdons un peu de temps dans les rappels, car à cause d’un petit coincement de corde, nous n’arrivons pas à prendre la ligne « officielle » chainée. Pour le retour à l’aiguille, Xavier mène notre cordée et bien qu’il ne soit pas acclimaté arrive à me faire tirer la langue (alors que j’ai déjà fait deux Mont-Blanc cette saison). Voilà, nous sommes de retour à 16h40 dans les couloirs de l’aiguille. C’était une belle journée de grimpe sur un magnifique granit et très agréable de retrouver Xavier encore une fois. Bon courage à lui pour les stages ASPI. 

 

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15 juin 2017

Une pointe d’amertume

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Le Reculet

Après les deux Mont-Blanc de ces dernières semaines et mon nouveau record personnel à la montée du Veyrier, c’est avec un ego surgonflé que je propose à Youri une petite montée au Reculet avant le boulot. Nous partons donc à 6h40 depuis le parking du Tiocan. Pas d’échauffement, on part à fond. Je surveille de temps en temps la montre pour contrôler notre moyenne de montée. Ça monte vite, malgré le chemin qui est plein de pierres instables, ravinées par les pluies torrentielles de la veille. A l’arrivée sur le plateau, j’ai l’impression d’avoir atteint le maximum, car la montre indique 1000mD+/h et ne veut plus bouger. Mais un petit coup de motivation en plus, et on arrive à passer ce cap psychologique. Je me sens bien et pour une fois j’arrive à accrocher Youri. Bon, sur les derniers mètres, il met une petite accélération que je n’arrive pas à encaisser et il finit 30 secondes devant moi (me suis fait enfumer encore une fois !). Malgré l’effort, c’est la déception. J’ai fait 52’26’’. J’espérais titiller les 50’, mais c’est raté. Tout comme Youri, je suis loin de mon record personnel sur cette montée qui est de 49’. Je n’ai même pas réussi à tenir la moyenne de 1000mD+/h, le résultat consolidé affiche : 981mD+/h. Flûte et flûte ! Mon ego devait être trop lourd au départ, j’aurais dû le laisser dans la voiture. Bon, restons positifs, nous avons croisé les chamois et encore une fois nous avons eu droit à une jolie vue au sommet. 

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12 juin 2017

4800m et 4800c

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Mont-Blanc par la voie normale.

Réalisé le 10 juin 2017 avec Steph

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Pour notre sortie annuelle, après l’étude de nombreuses options différentes, je propose à Steph de faire la voie normale du Mont-Blanc. J'avais toujours évité cet itinéraire dont la réputation accidentogène me rebutait. Mais la traversée depuis les cosmiques n’est pas en conditions, et en plus, j’ai l’occasion de voir Sergio qui monte aussi au refuge de tête Rousse avec des clients pour faire également un Mont-Blanc. Steph accepte avec enthousiasme, car pour lui c’est sa première tentative sur ce sommet très convoité.

Après avoir récupéré Steph à l’aéroport de Genève, nous partons pour Bionnassay et montons en 4x4 jusqu’au téléphérique des Houches-Bellevue (le tramway du Mont-Blanc est encore fermé). Pendant que nous préparons nos affaires, un autre 4x4 vient de garer à coté de nous. Deux types descendent ; un de leurs pneus est crevé. C’est notre première animation de la journée. Je les aide un peu tout en engloutissant mon sandwich.

Nous commençons à marcher à midi en suivant le tracé du tramway. Ce n’est pas le sentier le plus agréable mais c’est de loin le plus direct pour rejoindre le Nid d’Aigle. Nous croissons de nombreux alpinistes qui visiblement redescendent du Mont-Blanc (à en juger par leur démarche laborieuse). Au-dessus du terminus du tramway, les bouquetins nous accueillent, peu impressionnées de croiser encore deux hurluberlus avec des sacs sur le dos. A 15h, nous sommes au refuge. Nous avons bien avancé sans trop souffrir de la chaleur grâce aux quelques nuages qui masquaient le soleil. Après l’enregistrement, nous allons faire une petite sieste pour récupérer un peu avant le lever prévu pour 1h30.

De retour dans le réfectoire, je retrouve Sergio qui est en train de faire l’animation dans la cuisine du refuge. Il est visiblement chez lui ici. Je suis content de le retrouver. Depuis notre expédition au Yosemite, nous n’avions pas eu l’occasion de nous revoir. Nous discutons un bon moment pour échanger des nouvelles. Sergio part à 4h avec ses clients, il dormira au refuge du Goûter après le sommet pour couper la pénible redescente jusqu’en vallée.  C’est un concept intéressant pour monter des clients peu affutés : trois jours pour un Mont-Blanc ! Mis Dommage pour moi, je n’aurai pas l’occasion de partager un bout de chemin avec lui.

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2h30, nous sommes prêts à partir. Le petit-dej a été assez basique. De toute façon, c’est toujours un peu difficile de déjeuner en plein milieu de la nuit. Nous sommes trois cordées à partir en même temps. Je me presse de prendre la tête, car je préfère être devant lors de l’ascension de l’éperon rocheux sous le refuge du Goûter (ça évite de recevoir des pierres sur la tête). Nous avons la chance d’avoir une splendide pleine lune. Nous pourrions presque nous passer de nos frontales. Rapidement nous arrivons à la traversée du grand couloir, dont la réputation est l’une des pires du massif. Après un bref rappel des consignes de sécurité en cas de chute de pierre, j’engage la traversée à pas cadencés pour réduire le temps d’exposition aux aléas alpinistiques. Nous nous retrouvons sur l’éperon, toujours en tête. 600 mètres plus haut, le refuge du Goûter est déjà éclairé. Les alpinistes qui ont réussi à avoir une place dans ce refuge, constamment plein, partent déjà à grimper le Mont-Blanc.

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A 4h30, nous avons atteignons l’ancien refuge du Goûter, et profitons d’une petite pause pour boire du thé et manger quelques barres de céréales. Steph va bien. Nous avons bien avancé dans cette première partie un peu technique. Il reste maintenant une longue marche sur neige jusqu’au sommet.

Nous repartons. Je me mets en mode « petits pas pour l’altitude ». Nous avons tout notre temps pour atteindre le sommet. Il faut juste avancer sans s’arrêter. Steph suit. La trace de montée est immanquable. Vers 6h20, nous atteignons le Dôme du Goûter à 4300 mètres, juste après l’aube. Masqués par la pointe Bayeux, nous n’avons pas pu profiter du lever du soleil sur les Grandes Jorasses et l’aiguille verte. Dommage, car c’est toujours un moment magique. Nous faisons une nouvelle petite pause tout en contemplant l’arête des bosses qui mène au sommet. Quelques cordées sont déjà engagées (celles qui sont partis du refuge du Goûter). Elles avancent bien lentement. C’est ce qui nous attend aussi.

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Nous reprenons notre progression. C’est seulement à l’approche du refuge Vallot que nous retrouvons d’autres alpinistes. Cela peut paraitre étonnant, mais jusqu’ici, nous avons avancé seuls, profitant « égoïstement » de ce magnifique Mont-Blanc. Une des cordées parties avec nous depuis le refuge de tête Rousse, nous rattrape. Je les laisse passer. Il n’y a plus de risques de recevoir quelque chose sur la tête à cause d’une maladresse.

La trace sur l’arête des bosses est un boulevard. Steph avance comme s’il était acclimaté à l’altitude depuis des jours. Il s’est clairement mieux préparé que l’année dernière où il avait souffert lors de la traversée de Pollux, un modeste sommet de 4092m. Comme d’habitude, les pentes terminales du Mont-Blanc n’en finissent pas. On a toujours l’impression d’être arrivé, mais non…

9h00, nous croissons la cordée qui nous a doublée juste avant d’atteindre le sommet. On se félicite au passage en secouant nos piolets en l’air (oui, c’est un peu stupide, mais c’est la coutume…). Pour la première fois, je suis au sommet du Mont-Blanc seul avec mon camarade du jour. Quand je pense qu’il y a parfois jusqu’à 100 personnes au sommet au même moment, je me dis que nous avons vraiment beaucoup de chance. Le ciel est dégagé, nous sommes en pleine forme, que demander de plus ? Bon, il y a tout de même beaucoup de vent, ce qui explique pourquoi les alpinistes ne s’attardent pas au sommet.

A notre tour, nous commençons à redescendre pour laisser la place libre à une autre cordée qui approche. 100 mètres plus bas, nous profitons d’être protégés du vent pour faire une petite pause pour boire et manger. Plus bas, le gros des cordées du jour commencent à déboucher du Dôme du Goûter. Quelle chance d’avoir profité seul de cette ascension !

Nous croissons Sergio juste sous le refuge Vallot. Nous échangeons quelques mots amicaux. Pas le temps de papoter, il doit monter ses clients au sommet. Le retour vers le refuge du Goûter nous donne l’occasion de croiser tout un tas de prétendants au sommet tous aussi surprenants les uns que les autres : des solitaires qui joue avec le feu (la trace est bonne, mais y a des crevasses !), des cordées qui avancent comme si elles étaient 8000 mètres (y sont pas rendus…), et des guides avec leurs clients qui savent déjà surement que le sommet ne sera pas atteint aujourd’hui pour eux…

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Pour la descente de l’éperon sous le refuge du Goûter, je propose d’enlever les crampons pour aller plus vite. Nous utilisons au maximum les câbles en place pour nous assurer, peu comme une via-ferrata. Steph se débrouille comme un chef. Je le laisse trouver le chemin de descente en lui donnant quelques conseils de progression de temps en temps. Je le vois bien concentré et actif. Ça fait plaisir. Nous mettons près de deux heures pour rejoindre le refuge de tête Rousse (presqu’autant qu’à la montée !).

A tête Rousse, nous nous refaisons une santé avec un coca frais, du saucisson et du fromage. Au moment de repartir, nous croissons une fille en larmes dans le local matériel. Sans lunettes adaptées, elle s’est brulée la cornée et ne voit presque plus. Chacun y va de ses petits conseils pour la rassurer « Bois de l’eau et va te reposer, ce n’est pas grave… » dit une femme. Quoi ??? Qu’est-ce que c’est que ces âneries ? Pour moi, il n’y aurait pas d’hésitations. Il y a des gars qui appellent les secours pour moins que ça ! Je suggère à son compagnon d’appeler l’hélico puis je sors rejoindre Steph qui est prêt à partir.   

La descente est comme d’habitude après une longue course : fatigante… Nous sommes heureux de retrouver la voiture. A 17h30, j’appelle Lorraine pour la prévenir que deux morts de faim vont arriver. Elle a déjà tout préparé : vins, bières, plateau de fromage, olives, charcuterie et gâteaux de la pâtisserie Rigolo (MOF de France) !

Le lendemain, pour être sûr de bien compenser toutes l’énergie perdue à 4800 mètres, nous allons bruncher en famille à l’Impérial Palace d’Annecy pour engloutir 4800 calories. C’est vraiment, le week-end typique avec Steph: montagne, grosse bouffe et bonne rigolade !

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04 juin 2017

Des hauts et des bas.

C’est toujours la même chose quand je pars courir avec Philippe au Mont Veyrier, en quelques secondes je me prends 100 mètres dans la vue, bien que je sois à fond. Puis il m’attend gentiment et repart à tout berzingue. Lors d'un dépassement, il me lance même "Ma sœur pose des pacemakers si tu veux!". Je réponds par ma phrase fétiche avec Philippe "Sale jeune!". Mais malgré ces petites déconvenues, cette fois je m’accroche plus que d’habitude, et au final, je finis une minute avant mon meilleur temps à mon point de référence (50 minutes), soit 1012 mD+/h. Je suis super content. 

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03 juin 2017

Anniversaire

Le 3 juin 2016, Fab et moi partions au Yosemite pour grimper El Capitan par la voie John Muir : sept jours d’ascension dans une paroi de mille mètres pour une cordée magique. Nous y avons pris un plaisir au moins aussi grand que cet immense mur mythique dont la première ascension en 1958 avait marqué les esprits de la communauté des alpinistes. A l’occasion de cet anniversaire personnel, je partage cette vidéo retraçant notre aventure, et si vous voulez plus de détails, allez relire les comptes-rendus journaliers sur le blog dédié à cet occasion: http://objectifmuirwall.canalblog.com/.    

Ascension de Muir Wall, El Capitan, Yosemite

 

 

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28 mai 2017

Fantastique!

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Mont-Blanc: 3 monts et face nord (D/S4/4.2/E2 1600mD+ 2800mD-) 

Réalisé avec Youri, Philippe, Claudine et Marc le 28 mai 2017

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L’année dernière lors d’une nième mesure du Mont-Blanc, Farouk avait descendu la face nord du Mont-Blanc et était revenu enchanté par une superbe descente toute en poudreuse. Alors quand Philippe me dit qu’il va au Mont-Blanc à ski le WE suivant avec des alpinistes « débutant ++ », je me dis que c’est l’occasion de se faire cette descente si bien vendue par Farouk et en plus à un rythme normal (pas celui de Philippe !). Youri profite aussi de l’occasion pour se joindre au groupe. Nous sommes donc 5 avec Claudine, Marc, Philippe, Youri et moi.

Nous partons du refuge des Cosmiques à 2h00. Le refuge est presque plein. Les cordées sont soit à ski comme nous soit à pied. Je fais cordée avec Youri. Nous grimpons le Tacul par une belle trace de ski jusqu’à la première rimaye, où c’est la cohue. Les types passent cul à cul sans corde, en particulier un groupe de britanniques qui visiblement ont oublié leur légendaire discipline pour faire la queue. Puis, nous poursuivons à pied jusqu’à la rimaye suivante avec les skis sur le dos. Les britanniques, nous font encore une belle démonstration de stupidité pour passer la difficulté. Si le pont de neige cède, je me dis que nous aurons droit à un joli carton plein… Nous remettons skis. Philippe, avec son groupe, préfère poursuivre à pied. Malgré la manip, nous avons fait le bon choix, car nous pouvons doucement glisser jusqu’aux pentes du mont Maudit après le passage de l’épaule du Tacul. Je découvre avec plaisir que la pente du mont Maudit est tracée à ski. Pendant que nous grimpons, le soleil se lève et nous offre un magnifique panorama de couleurs chaudes. La dernière section pour passer l’épaule du Maudit est tracée avec des grosses marches. Nous sortons sans difficulté et le Mont-Blanc apparait sous nos yeux dans les lueurs de l’aube. Magnifique !

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Nous poursuivons à pied jusqu’au col de la Brenva où nous prenons une bonne pause pour boire, grignoter et nous tartiner de crème solaire (ça va chauffer!). Claudine nous rejoint. Je lui propose de s’associer à notre cordée. Marc commence à souffrir de l’altitude et va déjà moins vite. Nous poursuivons encordés à trois jusqu’au pied des dernières douces et interminables pentes du sommet, où nous remettons les skis pour avancer en autonomie.

A 8h45, j’arrive au sommet, plutôt en bonne forme, suivi de près par Claudine. Youri arrive une dizaine de minutes après. La vue du Mont-Blanc est splendide. Tout est dégagé. Il n’y qu’une trentaine de personnes au sommet, alors on peut profiter tranquillement de notre moment. Nous admirons la vue tout en grignotant un peu en attendant Philipe et Marc. Mais à force d’attendre, nous nous demandons si finalement, ils n’ont pas renoncé. Nous chaussons nos skis pour redescendre (en plus il commence à faire froid). Rapidement, nous croissons Philippe et Marc qui avancent doucement mais surement. Nous proposons de les attendre plus bas au soleil. Youri commence à être brassé par l’altitude.

Une bonne demi-heure plus tard, nous sommes tous prêts à descendre la face nord. Marc est fatigué mais je l’invite à se préparer à enchaîner une bonne partie de la descente pour réduire le temps d’exposition sous les séracs. Une nuée de skieurs descend la face nord par tous les itinéraires possibles. Perso, je suis la trace classique pour cette première descente. Il y a déjà assez de risques à gérer avec le groupe. Nous passons rapidement la zone exposée par la rive droite des séracs, puis prenons une nouvelle pause sur le grand plateau. Il nous reste encore 1800m de dénivelé à skier. Incroyable !

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La neige est loin d’être poudreuse mais c’est skiable. Nous évitons quelques belles crevasses à l’approche du refuge des grands mulets. Puis nous nous retrouvons à faire la queue pour passer une zone très crevassée à la « Jonction ». Bon an, mal an, nous arrivons à rejoindre le téléphérique du plan vers 15h00 sans trop marcher. Chapeau bas pour Claudine et particulièrement Marc qui ont encaissé cette très longue et éprouvante course dans la bonne humeur. 

Enfin, Youri, le penseur de Rodin des neiges, vient de faire une des courses qu’il s’était fixé de faire dans sa carrière d’alpiniste, et je suis bien content de l’avoir accompagné. Nous pourrons partager ce souvenir lors de nos vieux jours.

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25 mai 2017

La guerre psychologique

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Le Sapey: Le bûcheron et le bâtisseur de cairns, TD+/6b+/230m

Réalisé avec Philippe le 25 mai 2017

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Philippe voulait faire du volume, je voulais faire un peu de grimpe en longueurs dures, alors après de nombreux échanges, nous tombons d’accord sur toute nouvelle falaise de la région très originale : le Sapey ! Pour espérer pouvoir sortir deux voies dans la journée, nous partons tôt. Sur place, je propose de commencer par une voie un peu plus soutenue et de nous laisser la plus facile en second. Nous optons pour « Le bûcheron et le bâtisseur de cairns » car les commentaires sur l’équipement sont très positifs (mais bon on est au Sapey, alors je prends tout de même trois friends avec moi au cas où). J’attaque la première longueur, 6b+, sensée être la plus difficile de la voie. Rapidement, je me fais malmener dans ce mur vertical. 6b+ à froid, c’est un peu raide dans la tête… Je me bas. Heureusement, c’est très bien protégé, et avec le temps (et un pied sur un spit), je passe le pas dur. Philippe me rejoint. Lui aussi trouve la longueur un peu raide pour un départ. Mais il s’en tire assez bien. C’est sa première grande voie de l’année. Je lui propose de poursuivre. Il refuse, et se lance dans la deuxième longueur, une fissure évasée en 6b. Il se bat lui aussi. Au-dessus du deuxième spit en train de chercher les bons placements, il peste « mais pourquoi je suis parti là-dedans! ». Je reste confiant, car ce passage est typique de la grimpe chamoniarde et Philippe sait grimper ce genre de truc. Il passe, enchaîne la longueur (45m) et prend même le temps de retravailler le pas final dont il n’était pas satisfait (un pas en adhérence au bord d’un pilier). En second, je me fais vraiment plaisir : pas de stress, et la grimpe est pile dans mon niveau. Après une courte transition, je reprends la tête pour une longueur en 6b avec un pas morpho. Bon, le début n’a rien de spécial, je pose juste un petit friend au cas où. Pour le pas morpho, honnêtement, je ne cherche pas, je tire au clou. Puis, je découvre une splendide fissure d’une largeur de 2 à 3 doigts rayant une dalle. C’est le top à grimper (moyennant un bon petit friend pour rassurer le mental ;-). Philippe enchaîne cette longueur avec autant de plaisir que moi. Il prend la suite ; une autre longueur en 6b avec un pas de 6c. Après un premier pas compliqué, il vient buter sous un pas technique au troisième spit. Il fait plusieurs tentatives, mais pas de bol, il lui manque 10 cm pour clipper l’autre point. Le moral vacille. Finalement, il met une courte pédale sur le dernier point et avec un équilibre précaire réussi à clipper à bout de bras le point suivant. Ouf ! Mais ce n’est pas fini. La suite est un joli dièdre où il se bat à nouveau pour clipper des spits qui sont de plus en plus distants. En second, je me fais plaisir. Je passe le pas difficile du premier coup (sans stress, c’est plus facile ;-) et je déroule dans le dièdre (j’adore ce type de grimpe !). Je reprends la suite dans une nouvelle magnifique fissure à main, que je n’enchaîne pas par manque de courage et viens butter devant une dalle très raide. Je suis obligé de stopper pour réfléchir (c’est peut-être là mon erreur !). J’observe la dalle, mais je ne vois rien. En plus, le prochain point est à 5 bons mètres. Il faut vraiment que je grimpe, impossible de tirer au clou. Le stress monte. Je fais plusieurs tentativounettes infructueuses. Les minutes passent, le moral tombe, je commence à me dire que l’on a devoir faire demi-tour. Je ne serais pas le premier, il y a déjà un maillon rapide en place… Puis, je finis par accepter l’éventualité de tomber. Je me lance dans la dalle, je pose les pieds sur des prises improbables, ça tient... Je poursuis s’en m’arrêter jusqu’à attraper enfin une grosse prise. Ouf ! Un petit coinceur dans un trou et je poursuis jusqu’au spit suivant. J’arrive à peine à croire que je suis passé. Philippe est aussi étonné que moi. Le pas suivant est un peu moins dur, mais regonflé par mon exploit précédent, il ne me faut pas trop de temps pour me lancer, et à nouveau ça passe. Quand Philippe grimpe en second, il ne lui faut qu’un essai pour passer. Je suis super content. Comme quoi, on lutte plus contre nous-mêmes que contre les difficultés techniques… La dernière longueur est un 6a, que Philippe grimpe en tête tout en bavardant. Voilà, nous avons bouclé la voie en 5 heures (pour 6 longueurs). On en a bavé. Après la descente en rappel, nous faisons une longueur dans Extasy, mais on est cuit, et nous décidons (sous mon impulsion) de redescendre. Mais quelle belle journée !   

 

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22 avril 2017

Attention aux pieds!

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Roc des Boeufs : Grattons Laveurs, TD/6c/230m

Réalisé avec Gaël le 22 avril 2017

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Cela faisait un moment que j’avais repéré cette voie. D’une part parce qu’elle est sur le Roc des Bœufs d’où la vue sur le lac d’Annecy est toujours aussi splendide et d’autre part parce qu’elle est en dalle, donc plutôt technique que physique. C’est Gaël qui m’accompagne pour sa deuxième grande voie sur cette jolie face. Après quelques doutes sur la marche d’approche, nous trouvons tant bien que mal, le départ. La première longueur n’a que peu d’intérêt, mais les suivantes sont soutenues sur les pieds et les spits parfois un peu loin, juste ce qu’il faut pour maintenir la concentration. Au final, c’est une très belle sortie, malgré le fait que nous ayons un peu explosé l’horaire prévu.    

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17 avril 2017

Cuit de cuit

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Grandes Suites: Harmonie, TD-/6a+/180m

Réalisé avec Niels le 17 avril 2017

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Récit à suivre.

 

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16 avril 2017

Ambiance très alpine pour petite course

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Barre et Dôme des Ecrins: PD/3b/150m

Réalisé avec Niels le 16 avril 2017

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Récit à suivre...

 

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14 avril 2017

Retrouvailles avec Niels

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Lanfonnet: la porte des alpes, TD/6c/200m

Réalisé le 14 avril 2017 avec Niels

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Récit à suivre.

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09 avril 2017

Toucher un rève du doigt.

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Grand Capucin: voie des suisses, ED-/6b/A0/300m

Réalisé avec Fab le 9 avril 2017

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Enfin j'ai le plaisir de mettre le pied sur ce magnifique sommet, le grand capucin, qui m'a fait envie pendant de très nombreuses années. Depuis quelques temps, je savais que j’étais prêt pour une tentative, mais je ne voulais pas me lancer dans cette ascension avec désinvolture (comme un petit jeune que je connais bien et qui l’a fait avant moi ! ;-). J'ai trop de respect envers cette majestueuse paroi qui a marqué un tournant dans l'alpinisme moderne grâce au génial Bonatti. En plus, il faut avoir la bonne météo, le bon partenaire et le temps. Aussi quand fab m'appelle le mercredi pour improviser quelque chose pour le week-end, la discussion glisse rapidement vers une tentative par la voie des Suisses.

Nous choisissons d’aller dormir au refuge des cosmiques pour pouvoir attaquer assez tôt la voie le lendemain matin et stimuler un peu le corps à l’altitude. Le ciel est totalement dégagé, ce qui nous permet de prendre quelques belles photos de coucher de soleil sur la terrasse du refuge. Nous dinons avec un guide que fab connais et son groupe de clients. Nous terminons la soirée par une petite partie de tarot. Bref une soirée bien agréable.

Le lendemain au réveil (5h), je ne suis pas en grande forme. Je me sens barbouillé et avec un léger mal de crane depuis la veille. Il y a longtemps que je n’avais pas subit les effets de l’altitude. Nous prenons notre temps pour nous préparer afin d’arriver au lever de jour sur la paroi.

6h, nous sommes sur les skis en direction du grand cap. Le jour se lève doucement. Nous devinons au loin plein par la lueur de leur frontale des groupes d’alpinistes qui se dispersent dans le massif. La météo est tellement favorable que tout le monde sort. Nous arrivons au pied de la paroi vers 7h, nous laissons les skis, puis remontons le couloir de neige qui borde le côté gauche du grand cap. Il y a déjà une bonne trace et la rimaye passe sans aucune difficulté. Le couloir passe si bien que nous zappons la première longueur de la voie (une longueur en 3 dans du mauvais rocher), puis nous passons en mode grimpe au niveau d’un des relais de O Solemio. Je prends la tête. Je traverse pour rejoindre le deuxième relai de la voie de Suisse. Au-dessus, la première fissure en 5. Il y a un moment que je n’ai pas sorti les friends. Je m’applique mais je ne suis pas tranquille. Heureusement, les fissures sont franches et j’avance sereinement. Puis vient la première difficulté ; une fissure en 6a dans une dalle. Mais la surprise est quelle a été largement dépitonnée et nous n’avons pas pris les cablés. Je grimpe comme je peux. A mi-parcours, je suis obligé de lâcher. Mes friends prennent la place de prise de mains, c’est agaçant. La fin de la fissure est pire. Après plusieurs tentatives, je suis obligé de passer en artif, mais avec la trouille ; j’ai encore du mal à refaire confiance en mes pose de friends « Tu as fait 1000 mètres de grimpe sur des friends au Yosemite, allez, avance ! » me dit Fab qui gèle au relai. Je suis bien content que je trouve le relai.

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Fab aussi trouve que ce n’est pas facile. Il faut dire que c’est sa première sortie de l’année et qu’il a mal à l’épaule droite… Je poursuis dans une longueur en Dulfer qui vide mes batteries. Quand fab me rejoint, je lui propose de prendre la tête, dans les sections plus faciles, afin de reprendre de l’énergie pour la suite. C’est du 4, il avance rapidement. Motivé, il continue et enchaine en une fois deux longueurs : une en 4, l’autre en 5 en économisant terriblement les points. Ça me fait froid dans le dos quand je grimpe pour le rejoindre, surtout le magnifique petit dièdre/rampe en 5 où certains pas son délicats. Nous sommes alors à une longueur du passage du toit en 6b/A0. Je propose à Fab de faire cette longueur, lui il l’a déjà faite avec Max il y a quelques années. Je lui laisse donc la longueur suivante, un 5c coriace. Quand je reprends la tête pour passer le toit en 6b/A0, le moral est revenue. Je me lance tout de suite en mode artif, et cette fois il y a pas mal de pitons en place. Je complète par 3 friends histoire de tenir sur quelque chose au cas où les pitons partent. Je n’ai aucune idée du temps que j’ai mis, mais comme toujours en artif le temps passe sans que l’on s’en rende compte. Aussi, quand j’entends fab demander « Il est encore loin le relai ?», je me dis que j’ai mangé pas mal de minutes… Heureusement, encore un pas et j’y suis. Fab me rejoint, mais même en second cette section est difficile à grimper car deséquiper en traversée est pénible. Fab reprend la suite. La longueur de 6b/A0 n’est pas vraiment finie, car au-dessus de nous il y a encore 10 mètres d’un mur très raide. Fab grimpe directement en artif en suivant une fissure qui se termine sous un petit bombé. Il tente de passer en libre mais doit se résoudre à chuter. Ouf, le piton a tenu… Il pendule un peu sur la gauche pour rejoindre une autre fissure et atteint le relai.

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Cool. Le plus dur est fait, il reste qu’une longueur en 4 et dernière en 3. Fab me propose de continuer à grimper, ce qui sous-entend qu’il me laisse le plaisir de faire le sommet. Merci Fab ! Quand j’atteins le sommet du grand cap, je me dis que j’ai vraiment de la chance. Grimper avec Fab comme ça m’a rappelé notre aventure au Yosemite. C’est une émotion différente, mais là, j’ai à nouveau le sentiment d’avoir dépassé mes limites (surtout mentale). Fab me rejoint et je le remercie pour cette belle aventure.

Il est 14h45 quand nous engageons les relais. Le dernier train du Montenvers est à 17h. Il y a peu de chance que nous arrivions a temps. La descente se passe bien ; juste un petit semblant de corde coincée qui nous a fait peur. Nous mettons les skis, et engageons la descente de la vallée blanche. Je ne vais pas très vite, une de mes chaussures ne veut pas rester en mode ski et j’ai peur de me prendre une grosse boite à cause du gros sac. C’est d’ailleurs ce qui va se passer au-dessus de la salle à manger ; un joli salto avant après avoir planté les skis. Fab n’est pas mieux loti que moi. Ces chaussures se décomposent dans tous les sens, mais cela ne semble pas le gêner malgré ses skis super light et le gros sac. Toutefois nous arrivons à profiter d’une neige agréable à skier. La fin de la vallée blanche est presque sèche, nous arrivons tout juste à atteindre les échelles du Montenvers sans déchausser. C’est inhabituel à cette période de l’année.

Il est 18h15 quand nous atteignons la gare. Nous retrouvons trois randonneurs qui sont dépités d’avoir raté le dernier train et l’hôtel est fermé pour travaux. Moi, j’avais prévu le coup, aussi j’avais dit à Fab de prendre des baskets pour la descente sur Cham. Après une petite pause thé saucisson, nous descendons sur Cham et profitons de remettre les skis à chaque occasion; quitte à perdre du temps. On est aussi là pour skier ! A 20h45, nous sommes à Cham, bien contents de cette petite vadrouille.

 

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26 mars 2017

Jolie reprise

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Le soleil et la chaleur reviennent. C'est le printemps un mois en avance! Du coup, j'ai très envie de regrimper sur le rocher. Youri et Gaël se joignent à moi pour la très facile mais très belle voie Zig-Zag au Mont Baron. C'est première grande voie pour Gaël, fort grimpeur de blocs mais peu rasssuré 100 mètres au-dessus du vide. Une belle reprise qui fait du bien au moral.

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05 mars 2017

Classiques revisitées

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Tour des 3 pointes depuis Sommand: Chalune Chavasse Haute-pointe PD/S3/2.3/E1/1600m

Réalisé avec Philippe, Youri, et Rodrigo le 5 mars 2017

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Après des semaines de disette, il neige, il neige, il neige… Oui, mais du coup, ça craint. Le risque avalanche grimpe en flèche et le fort vent d’altitude n’arrange rien. Il faut donc un plan « secure » pour dimanche. Avec l’aide de C2C, je propose d’enchainer trois sommets classiques du Chablais qui sont habituellement très peu exposés : Pointe de Chalune, Pointe de Chavasse, et Haute-Pointe. Les pentes de descente y sont raisonnables mais au moins il y a un peu de dénivelé, environ 1500m.

Philippe, Youri et Rodrigo sont motivés. Nous nous retrouvons le matin à 7h à la sortie d’autoroute de Findrol, puis rejoignons la station de ski de Sommand à deux voitures (Philippe ayant potentiellement besoin de revenir à la maison de toute urgence… ;-). Nous sommes les premiers sur le parking. Les dameuses sont encore en train de travailler la neige fraiche qui continue de tomber.

Allez, direction le col de la Ramaz. Philippe prend la tête du petit groupe, talonné par Youri. Nous remontons les pistes de la station, puis, au col, bifurquons vers le chalet Blanc dans une belle épaisseur de neige poudreuse. J’ai hâte d’entamer la descente. Au chalet, nous avons une petite éclaircie mais qui ne dure pas. Nous montons vers la pointe de Chalune dans une météo de montagnard : gros vent et neige qui fouette le visage. Philippe est toujours devant. Sur l’arrête, après le col de Foron, je lui conseille de ne pas s’approcher trop près du bord, car il y a de grosses corniches. Juste à cet instant, une corniche se fissure devant lui. Oups… Prenons garde. Nous atteignons le sommet dans une météo toujours aussi rude. C’est l’altimètre qui nous indique que nous avons atteint le premier objectif de la journée, car on ne voit rien à plus de 5 mètres. La descente est loin d’être aussi bonne que prévue. J’ouvre la trace avec prudence, pour éviter les corniches et les rochers qui affleurent sur l’arête. Au Col de Chalune, la météo se calme un peu et nous pouvons profiter d’une belle pente poudreuse. Nous croissons un gros groupe de randonneurs (ambiance CAF) très content de profiter de notre trace de montée.

Nous remettons les peaux un peu au-dessus du chalet Blanc et profitons de cet arrêt pour boire une gorgée de thé. Philippe reprend encore la tête du groupe. Il avance sans difficulté dans 20 cm de poudreuse. Pourtant, il porte un sac de presque 10Kg, en guise d’entrainement pour le probatoire prévu la semaine prochaine. On peut dire qu’il a la caisse ! Nous basculons dans la combe Sud de la pointe de Chavasse. Le ciel se dégage et nous découvrons un champ de neige immaculé. C’est beau, il n’y a pas d’autre mot ! Nous remontons la combe jusqu’au col à 1882m, en gardant un peu de distance. Puis, je reprends la tête pour rejoindre la pointe de Chavasse par l’arête SE. Au sommet, nous pouvons profitez d’une belle vue, même si le vent est toujours soutenu. J’entame ensuite la descente. Ce n’est pas que je veux me réserver la primeur des champs de poudre, mais je suis le seul à avoir un sac airbag, alors je me dis qu’en cas de départ, j’ai plus de chance d’en sortir indemne. Nous basculons dans la combe nord. Après avoir testé la pente, je pars en mode « glisse à fond » dans le champ de poudre. Une TOP descente ! Philippe, Youri et Rodrigo se régalent tout autant que moi. C’est surement LA descente du jour. Nous basculons ensuite du côté du chalet de Chavan, en profitant au maximum des champs de poudre quitte à descendre plus bas que prévu. Au passage, Philippe fait une petite démonstration de « descente à fond » qui impressionne Rodrigo.

Pointe de Chalune, Combe NE:

Nous remettons les peaux pour une traversée bucolique entre vernes et sapins vers le col de Chavan. Philippe et Youri sont toujours devant. Je les suis à distance. Rodrigo commence à souffrir du manque de sucre. Il tente de s’alimenter tout en avançant. Youri prend la tête du groupe après le col, en direction de Haute-Pointe. Lui qui avait peur de ne pas pouvoir suivre en rando car ses nouveaux skis et nouvelles chaussures qui sont plus lourds, il est maintenant devant Philippe (message pour Farouk : pas de pitié pour la prochaine rando, 2000 mD+ minimum pour Youri). Au sommet, nous pouvons admirer notre itinéraire de la journée sous un ciel relativement dégagé. La pointe de Chalune est enfin sortie du brouillard. Au loin, on voit le lac de Léman, et les autres sommets du Chablais. Philippe est un peu sec, il nous demande une barre à manger. Comment ça ? Ça bouffe les surhommes ? Je suis déçu… Rodrigo nous rejoint au sommet, il râle un peu : « Mais vous ne vous arrêtez jamais pour prendre un sandwich?? ». C’est vrai que nous ne sommes pas très sympa, nous aurions pu nous arrêter 5 minutes, mais non…   

Nous descendons en face sud, parce que c’est plus raide… La neige est plus compliquée à skier que dans la face nord de Chavasse. Les cuisses sont un peu plus sollicitées dans cette neige lourde. Nous retrouvons les voitures après 5h20 de rando et 1640 mD+. Une belle sortie où nous avons peu profitez d’une légère accalmie pour nous dégourdir les jambes.                

03 mars 2017

L’optimiste

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Reculet avec Rodrigo.

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Il est enfin tombé beaucoup de neige en début de semaine, mais la météo reste très déroutante, car dès le Jeudi nous avons déjà 13 degrés dans Genève. Aussi, quand Rodrigo propose de tenter une montée au reculet le vendredi matin, je suis sceptique. Mais bon, j’accepte en me disant que c’est peut-être la dernière tentative de la saison et qu’au pire on portera les skis.

6h15 sur le parking du Tiocan, de toute évidence nous n’arriverons pas à la voiture ski aux pieds… Y a pas un brin de neige... Mais puisque nous sommes debout, nous tentons tout de même une montée. Je propose de prendre les tennis pour l’approche, même si le sac est plus lourd, c’est plus agréable. Rapidement le soleil se lève. Il y a toujours aussi peu de neige sur le chemin, mais au moins nous profitons de la belle vue sur le mont-blanc. A la croisée des chemins (Reculet vs Narderant), Nous mettons les chaussures de skis. Nous aurions pu le faire plus tôt, mais ici c’est plat, et donc pratique pour se préparer. Un grand groupe de marcheurs est visiblement déjà passé la veille, mais sans raquettes! Ce qui fait que le chemin est complétement labouré et jonché de gros trous… La descente ne sera pas cool sur cette section. Cela devrait être interdit de saccager le Reculet comme ça ;-).

Quand on sort de la fôret, c’est le top. La vue est totalement dégagée, et la neige est immaculée et bien dure (comme une piste damée). Nous poursuivons jusqu’au sommet dans cet univers étonnamment sauvage. A la croix du Reculet, nous sommes chahutés par un gros vent qui contraste avec la paisible situation de la vallée. Nous repartons rapidement. La skiabilitée des premières pentes est fantastique. Je passe à fond par tous les coins les plus raides que je connais. Puis nous retrouvons le chemin de montée où c’est du ski combat pour éviter de tomber à cause de toutes les ornières créées par les marcheurs. Grace à l’optimisme de Rodrigo, nous tentons même la descente par le gros chemin qui rejoint le parking. Malgré quelques déchaussages et touchettes, c’est le bon choix. Bref une sortie inespérée.     

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26 février 2017

Juste fantastique

20170226_091313Buet : Versant SE, descente par le Creux aux Vaches AD/S4/E2/3.1/1800mD+

Réalisé le 26 février 2017, seul. 

PHOTOS

Aucun copain n’ayant répondu à mon appel (sauf Philippe et Nico qui ne sont pas disponibles), j’envisage de faire une sortie classique histoire de ne pas être seul au cas où je me ferais coffrer. Je vise donc le Buet. En plus d’être un sommet très populaire, c’est long, il y a près 1800m de dénivelé et c’est beau… J’arrive au parking vers 7h30. Il y a déjà un bon paquet de voitures, c’est confirmé, je ne serai pas seul. Deux jeunes se préparent juste à côté de moi. Je les salue. Au moment du départ, vers 7h45, je me retrouve inévitablement avec eux. J’avance tranquillement en leur compagnie dans les premières minutes. Le temps d’échanger quelques politesses. Puis, je trouve que le rythme est trop lent. Je passe devant, et rapidement, je les distance. Tant pis, je ferai la montée seul. Quand je sors de la forêt, je redécouvre le magnifique vallon de Bérard : l’aiguille de Praz-Torrent, à gauche, et le Mont Oreb, à droite. Deux sommets que j’ai déjà eu l’occasion de gravir par de magnifiques voies. Devant moi, il y a des randonneurs. Je me mets en tête de les rattraper. Après 54 minutes, j’arrive enfin à bout du grand faux-plat qui remonte le vallon. Les  choses sérieuses commencent ! Je prends le temps de photographier l’aiguille du Belvédère qui est coiffée d’un petit arc-en-ciel. Allez, c’est parti pour la montée. Je me fixe l’objectif de rattraper tous les randonneurs « du dimanche » que je vois devant moi (j’ignore les avions équipés en mode super light qui me dépassent régulièrement, on ne joue pas dans la même catégorie !). J’avance d’un bon rythme pendant 40 minutes, puis je sens que mon énergie diminue considérablement... En fait, j’ai très soif. Je ne voulais pas m’arrêter pour sortir la gourde de mon sac, mais là, je suis en plein soleil et je subis. Je fais une pause forcée. Quand je reprends, ça va tout de suite mieux. Je peux avancer de nouveau correctement. Je dépasse le Col de Salenton. Il y a plus de 20 ans, j’avais tenté avec deux amis (Petit Laurent et le Goulet) de monter au Buet. C’était l’été et nous avions été obligés de renoncer peu avant le sommet: il y avait trop de neige et nous avions été pris par un épais nuage bouchant toute visibilité. Mais je me souviens de chalets, et j’essaie de les retrouver. Je ne vois rien. Je poursuis. Je vois enfin la dernière montée, mais de nouveau, j’ai très soif. Je renonce à boire en me disant que je viderai ma gourde au sommet. Mais les derniers mètres de dénivelé sont durs. Je m’accroche est espérant atteindre le sommet juste au-dessus, mais en débouchant sur l’arête à 3000 mètres, je réalise que le sommet est 100m plus haut. Ahrr…. Assoiffé, j’avance comme une tortue. Je comprends maintenant pourquoi le Buet est surnommé « le Mont-Blanc des Dames ». Un randonneur du « dimanche » me double. Mince... 20 minutes plus tard, je suis enfin au sommet et je me jette sur ma gourde. La prochaine fois, je prends ma pipette. Autour de moi il n’y a que des gars équipés en mode super-light (sauf le randonneur qui m’a doublé). Je demande à l’un d’eux combien de temps il a mis « 4h, mais je suis redescendu un peu puis remonter », me dit-il. J’ai mis 3h40, mais sans doute fais beaucoup moins de dénivelé… J’essaie de manger une barre, difficile de l’absorber avec le coup de mou. Après quelques minutes, ça va mieux. Je prends des photos. La vue est splendide : Aiguille du tour, Chardonnet, Aiguille Verte, Drus, Grandes Jorasses, Mont-Blanc (et j’en passe). C’est tellement beau, que je fais un petit film. Il est temps de redescendre. J’ai un peu peur car j’ai les cuisses cramées. Mais rapidement, je constate que la neige est bien poudreuse et légère. Top ! Oublié les cuisses cramées, j’enchaine les virages dans la poudre. Un régal. Puis je descends vers le creux aux vaches, qui s’avère être un couloir encaissée avec de la neige tassée et juste légèrement fondue. A nouveau, c’est le top. Je descends ce couloir avec beaucoup de plaisir. Je prends quelques photos pour garder une trace de tout ça. Je retrouve le vallon de Bérard, toujours dans l’ombre, avec à nouveau une neige poudreuse et légère. Puis, la partie en forêt est encore comme d’habitude, du ski-cross. Une heure de descente sur de la super neige ! C’est probablement ma sortie de l’année.

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11 février 2017

Ambiance Pierra Menta

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Etale, Couloir Chauchefoin++, D/S5/4.2/E2/1600m

Réalisé avec Philippe et Benjamin le 11 février 2017

PHOTOS

Vendredi soir, Philippe propose d’aller skier le couloir du Coillu à Bordel et le Chauchefoin à l’étale. Il a déjà fait le Coillu le matin même avec Anthony et les conditions sont bonnes. OK. Benjamin est aussi de la partie, même si un départ à 6h00 d’Annecy ne semble pas l’enchanter…

Samedi matin, nous sommes à 7h00 au parking de l’étale. Il fait encore nuit, pourtant nous de sommes pas les premiers. Deux gars vont randonner dans la combe de Blonnière. Ils partent pendant que nous finissons de nous préparer. Il ne fait pas très froid. Du coup, je pars avec ma petite polaire. De toute façon, je me doute que vais transpirer à grosses gouttes dans quelques minutes.

7h20, le départ est donné. Benjamin prend la tête et Philippe le talonne. Moi je suffoque déjà au bout de 100m. Je ne savais pas que c’était entraînement Pierra Menta aujourd’hui. Rapidement, ils me distancent. Impossible de les accrocher. Au bout de 40 minutes, je les vois rattraper les deux gars qui sont partis 10 min avant nous. Perso, quitte à être distancé, j’en profite pour prendre quelques photos du couloir du Coillu et du lever de soleil sur la Tournette. Lassez de me voir si loin, Philippe et Benjamin s’arrêtent avant de bifurquer vers le couloir. Benjamin redescend même me retrouver pour finir la première montée…

Aller, direction le Coillu. Un peu de glisse, et nous attaquons la montée de ce magnifique couloir. Nous sommes obligés de déchausser pour le remonter. Heureusement, il y a des marches.

Je sors du couloir en tête. Oui oui. En tête du groupe de randonneurs qui nous précède, et je suis très loin devant…. Philippe et Benjamin sont en train de geler en haut à l’intersection du couloir du Coillu et du Chauchefoin. La descente du couloir avec les autres dedans est une galère en perspective. Nous décidons de renoncer au Coillu et de tracer le haut du couloir Chauchefoin. Benjamin prend la tête et tente de tracer à pied. C’est trop profond. Il remet les skis et trace dans 20 à 30 cm de poudre. Nous atteignons le sommet du Chauchefoin en 2 heures (en ce qui me concerne). Ouf, maintenant c’est la partie ludique. La première partie du couloir est fantastique : pente raide et poudre non tracée. On se fait plaisir. Benjamin est encore devant, ce qui est assez débile, il est médecin. Je lui fais remarquer « C’est idiot que tu sois devant. Si tu te fais prendre dans une avalanche, au mieux on te fera les poches, mais on ne te sauvera pas ! ». Mais l’appel de la poudre est trop fort. Il continue… La fin du couloir est plus merdique. La neige est béton est lessivée par toutes les coulées qui viennent se déverser dans l’entonnoir final.

Nous sommes à La Rouelle, et il est seulement 10h00. Benjamin propose de remonter vers la combe du Foirroux. OK. Il repart devant pour faire la trace. Quelle énergie ! Je me demande bien ce qu’il prend comme dope. Cette deuxième ascension est animée par quelques petits désagréments. Je suis obligé de faire pipi sur une de mes fixes qui est gelée. Philippe et Benjamin perdent plusieurs fois leurs peaux. Benjamin fait un rapide réencollage, et je prête une peau à Philippe. Malgré leurs incidents techniques, je suis encore le dernier à sortir de la combe… Nous apercevons des randonneurs au loin en train d’atteindre le sommet de la Mandalla par la voie normale. Les couloirs qui débouchent au sommet sont magnifiques. Voici une nouvelle idée pour une prochaine sortie. Benjamin motivé comme un lion, poursuit jusqu’à une butte isolée à 2074m.

Nous hésitons à redescendre droit dans la combe du Foirroux, mais n’étant pas certains de pouvoir passer les barres rocheuses au-dessus de la Rouelle nous redescendons par le sentier d’été d’où nous sommes venus (pourtant ça passe). En plus, on sait qu’il y a de la poudre fraîche qui nous attend.

Jusqu’à 1500 m, la neige est top. Ensuite, c’est de la trafolle croûtée qui finit d’achever mes cuisses. Nous retrouvons la voiture vers midi, après 5 heures de rando et près de 1600m de dénivelé. Enfin, ma première vraie rando de l’année !     

                    

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10 février 2017

Il ne manquait que la vue...

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La neige a refait son apparition sur le Jura, alors nous en profitons pour faire une sortie matinale au Reculet. Je retrouve Rodrigo sur le parking vers 6h20 comme d’habitude puis nous attaquons la montée. Il manque un peu de neige sur le chemin, si bien que nous sommes obligés déchausser les skis à deux reprises. Juste avant d’arriver à la barrière (un tiers du de la monteé), nous trouvons des traces fraiches. Flute, moi qui me faisait un plaisir de tracer dans la poudre… Mais que font ces gens  à 6h du mat en plein Jura ! Après la barrière, je me mets en mode montée soutenue (juste assez pour ne pas être trop essoufflé) et avale le dénivelé. Puis au bout de quelques minutes, j’aperçois une frontale. Rahhrrr, j’ai une petite chance de reprendre la tête pour tracer ! Je maintiens le rythme et 10 mn après je rattrape un collègue du CERN. Quels touristes ces fonctionnaires ;-). Je finis la trace jusqu’au sommet dans une neige poudreuse de 15 à 20 cm. La descente s’annonce bien. Au sommet, c’est le brouillard. Tant pis pour la vue, on ne peut pas tout avoir. Mais la descente est top. La poudre pardonne toutes les petites erreurs de position et nous glissons avec délice sur la neige jusqu’au parking. La journée commence bien !      

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30 janvier 2017

Invité surprise

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Dites-moi pas que c’est pas vrai ??? Nous avons réussi à trainer Farouk sur les pentes neigo-herbo-caillouteuses du Reculet, et en plus avec un départ à 6h30. Oui, Youri et moi allions bosser après, mais Farouk avait toute la matinée pour aller barouder sur les sommets. C’était vraiment sympa de se retrouver tous les trois en haut avec les skis. Maintenant, il pourra verser une lame en toute connaissance de cause quand il verra nos prochaines sorties matinales.

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