Chapi Montagne

25 septembre 2016

Début de la saison de grimpe d’automne

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Le lanfonnet: le retour du roi Arthur, TD+/6c/200m

Réalisé avec Nico le 25 sept 2016

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La neige et le froid font doucement leur retour sur les hauts sommets. Les grimpeurs retournent en vallée pour profiter des derniers rayons de soleil avant l’hiver. Nico, totalement dans cette dynamique, voulait visiter les sommets autour du lac d’Annecy. J’aurai préféré faire une dernière voie sur granit, mais pas de problème, j’avais aussi envie d’aller au Lanfonnet depuis un moment. Toutefois, avec une longueur en 6c en plein milieu de l’itinéraire, je n’étais pas très confiant d’y aller de moi-même. Et j’ai bien fait d’attendre d’être avec un grimpeur comme Nico car le 6c est bien coriace (selon lui, car moi j’ai tiré au clou !). Le reste de la voie est magnifique. Mis à part le premier 6a+, où les prises n’inspirent pas grande confiance, les autres longueurs sont sur un excellent rocher. Les deux 6b, de styles différents, se grimpent bien. Le deuxième 6b est d’ailleurs fantastique. Seul petit bémol pour Nico, la voie est surprotégée, ce que personnellement, je vois d’un œil plus positif. Sinon, quel paysage ! Les couleurs d’automne apparaissent en forêt, les prochaines randonnées vont être un régal pour les yeux et l’esprit.            

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28 août 2016

Enfin c'est fait.

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Petit bargy: directe du lac, TD/300m/6b+

Réalisé avec Anthony le 28/8/2016

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Depuis le temps que je vois ces dalles depuis l'autoroute en revenant de Chamonix, je me disais qu'il faudrait bien y aller un jour, maintenant c'est fait. Je n'avais pas trop de temps et il faisait super chaud. La paroi étant en face nord et à moins d'une heure de la maison, c'était le compromis idéal pour la journée. Nous avons grimpé la directe du lac, avec deux belles longueurs en 6b+ super bien protégées. Le reste des longueurs est équipée de manière très aérée. 

Petites anecdotes, j'ai pris un bon plomb dans le 1er 6b+ à cause d'une prise qui a cassée. Ça m'a refroidi pour toute la longueur... Anthony a super bien passé le second 6b+. Nous sommes sortis par le haut dans les herbes (14 longueurs), mais mis à part le plaisir de sortir au sommet, après R10, la voie n'a plus d'intérêt. 

 

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20 juillet 2016

Splendide vue!

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Youri doit faire la montée de Crozet ce dimanche, alors je propose un petit entraînement au Reculet avant le boulot histoire de courir un peu à la fraîche. Comme d'habitude, cette sortie au Reculet est toujours aussi agréable. La vue est magnifique depuis le sommet et nous croisons des chamois à la montée. On est monté "lentement" 55 min pour moi, 54 pour Youri, loin de nos meilleurs temps respectifs. Y a du laisser-aller...

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19 juillet 2016

Le renoncement

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Arête sud de la noire de Peuterey, TD/1100m/IV/5c

Réalisé entre le 8 et 11 juillet 2016 avec Farouk et Youri 

Voilà, je viens de rater les épreuves du probatoire de guide. Je n’avais pas beaucoup d’espoir de réussir. Le stage de préparation du CRET au printemps et les quelques sorties d’entraînement avec les copains m’ont fait comprendre que je suis loin de la condition physique nécessaire pour réussir ; sans compter que techniquement je suis déjà un peu juste… Malgré cela, je me sens assez en forme et en confiance pour proposer à Farouk et Youri de faire une belle course : l’arête sud de la noire de Peuterey. C’est cette impressionnante arête de 1100 mètres de dénivelé que l’on peut admirer lorsqu’on attend dans les bouchons du tunnel du Mont-Blanc côté italien. Il y a longtemps que je souhaitais gravir cette voie, mais il fallait être prêt, car l’engagement est sérieux dans cet itinéraire. Après la première pointe, il n’y a plus d’échappatoire, il faut sortir par le haut.

Raconter plus de 1000 mètres d’ascension serait fastidieux et assommant. Je vais donc me contenter de vous décrire les moments les clefs et les petites anecdotes de notre aventure.

Comme d’habitude, je retrouve Farouk et Youri le vendredi vers 17h sur le parking de Mr Bricolage de Saint Pierre. Je bourre toutes mes affaires dans la voiture de Youri et nous partons vers l’Italie. C’est sympa de se retrouver encore une fois tous les trois pour une belle sortie en montagne. Nous avons tout le temps de papoter sur la route pour resynchroniser les dernières nouvelles de famille, boulot et montagne. Après, 2 heures de route (dont une heure de bouchon au tunnel du Mont-Blanc) nous arrivons sur le village de Peuterey. Mais la petite bourgade italienne est complètement bloquée, c’est le festival celtique annuel du village ! Nous sommes obligés d’aller nous garer plus loin dans la vallée au parking du refuge Monzino. Sur place nous ne sommes pas les seuls à nous préparer. J’en profite pour aller à la pêche aux renseignements sur les conditions de course à la Noire. Après plusieurs tentatives, je tombe sur un guide français, Damien, qui part faire l’arête de l’Innominata avec un client. La grande question pour nous est de savoir si nous devons prendre les crampons. Il hésite aussi, appelle quelques collègues qui sont passées dans le coin récemment, puis finalement nous suggère de laisser nos enclumes dans le coffre. Cool, c’était notre intention, mais ça nous rassure. Damien nous demande si nous pouvons lui ramener sa voiture à Chamonix après notre course. « Bien sûr, mais tu sais on risque de mettre plus de temps que toi », je vois bien que ma réponse le surprend un peu.

Vers 19h40, nous prenons le sentier en direction du refuge de la Noire. Les sacs sont lourds. Nous avons pris tout le nécessaire pour bivouaquer 2 jours (voir un peu plus). La météo est bonne jusqu’au lundi après-midi. Nous avons donc un créneau confortable pour faire la boucle. Sur le chemin, nous passons devant une maison perdue dans la campagne avec quelques tentes installées autour. Visiblement, une grosse fête se prépare ici. Nous poursuivons notre chemin à travers un champ. Un peu étonné de ne pas trouver de GR, je sors le GPS. La carte IGN indique pourtant un sentier là où nous sommes. Nous continuons à travers les chaos de blocs et les arbres dans les sous-pentes de mont Rouge de Peuterey, et j’ajoute très sérieusement « Faites-moi confiance, la course d’orientation est la seule épreuve que j’ai réussie au proba ! ».  Pourtant après 10 min de marche en mode sanglier, je me dis que nous ferions mieux d’aller crapahuter dans la plaine. Je bifurque alors à droite et trouve un énorme chemin (pour les 4x4) qui n’est pas indiqué sur la carte IGN…

Après avoir croisé quelques randonneurs « celtiques » avec des téléphones portables (il y avait des GSM au moyen-âge ?), nous arrivons au croisement du chemin qui indique la direction du refuge de la Noire. Temps affiché sur le panneau : 2h50 pour le refuge. Il est déjà 20h, je n’ai pas envie gravir la via ferrata de nuit, alors je passe devant et engage l’approche d’un bon pas. Nous avons vite chaud. Le sentier d’approche et la via ferrata sont avalés en moins d’une heure trente. Encore 30 minutes de marche et nous rejoignons le refuge à 22h. Une belle surprise, ce refuge. Il est non gardé, mais d’une propreté irréprochable, comparé à ceux que nous avons en France. Il y a même du gaz et de la nourriture en libre-service. Magnifique ! Nous dînons sans tarder et allons nous coucher.

Départ vers 5h le lendemain, pendant l’approche nous assistons au lever de soleil sur le massif. L’arête de la Noire s’illumine progressivement de ses pointes jusqu’au socle formant sa base, dévoilant sa beauté avec délicatesse. Quel beau spectacle ! Mais il va falloir se dépasser pour la gravir.

La première partie de la grimpe sous la pointe Gamba ne présente pas de grandes difficultés, mis à part un petit pas en 4 non protégeable que je grimpe avec précaution avec mes grosses chaussures. J’ai décidé de grimper en grosses chaussures de montagne, jusqu’aux premières difficultés sérieuses, histoire de faire mentir les examinateurs de l’ENSA qui m’ont collé 3/20 à l’escalade en terrain varié (il semble que je ne sache pas grimper…). Au passage du couloir entre la pointe Gamba et la pointe bifide, je fais une petite erreur d’itinéraire. Au lieu de prendre directement dans la branche de droite du Y formé par le couloir, je pars trop à droite dans les dalles raides, ce qui me vaut de faire une belle grimpette en traversée un peu exposée. Farouk et Youri me rejoignent et je m’excuse pour cette ânerie. Au relais, j’en profite pour enfiler mes chaussons d’escalade. La grimpe va commencer…

Tout se passe bien, jusqu’à l’attaque de la pointe Welzenbach. Nous sommes certes un peu lents, mais j’ai tout grimpé sans difficulté au feeling. Maintenant, la recherche d’itinéraire se fait plus compliquée. Le topo devient moins clair. Je dois traverser en versant Sud de cette deuxième pointe de l’arête, mais jusqu’où ? Je trouve un relais depuis lequel je fais venir mes deux camarades. Nous sommes encore censés traverser à droite, mais depuis notre relais, les options de grimpe sont beaucoup trop compliquées. Après une tentative infructueuse, je décide de redescendre un peu pour poursuivre ma traversée à droite. C’est la bonne idée. Je retrouve le bon chemin. Le relais était sans doute celui d’une cordée égarée. Il faudra se méfier de ces faux indices pour la suite.

Pour rejoindre l’arête de la pointe Welzenbach, nous passons par une belle dalle en 4, où je n’arrive pas à mettre un seul point de protection décent, et un splendide dièdre en 4b où je m’amuse énormément. J’adore ce type d’escalade.

Le temps passe, et notre plus grand souci est de trouver un bivouac proche d’un névé pour faire de l’eau. Nous sommes déjà à sec depuis un bon moment. En arrivant au sommet de la pointe Welzenbach, nos vœux sont exaucés : un gros tas de neige et une belle banquette de pierres apparaissent. Hum, nous allons pouvoir boire des litres d’eau !

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Il est 19h, pendant que le réchaud tourne à plein gaz, nous admirons la vue sur le versant sud du Mont Blanc. Je n’avais jamais vu cette face en vrai. Elle est très impressionnante, en particulier les piliers du Frêney. Je comprends maintenant pourquoi leur ascension a été un moment clef de l’alpinisme moderne. Ce sont d’immenses piliers très raides, où l’escalade en libre atteint le niveau 7a+ à plus de 4000m. Je prends ici une de mes rares photos de la course. Je suis trop concentré à grimper et assurer mes camarades pour sortir mon téléphone pendant la journée. Heureusement, Farouk saisit chaque instant de répit pour sortir son appareil. Grâce à lui, nous gardons toujours de magnifiques clichés de nos aventures. Le soleil se couche. Tout le massif change de couleur progressivement. Nous profitons de cet instant, que c’est bon d’être ici entre amis dans un paysage aussi grandiose. Après un dîner frugal, et la liquidation d’un litre et demi d’eau (en ce qui me concerne), je m’effondre de fatigue dans mon duvet +15o et mon sursac.

La nuit a été plutôt reposante, malgré le fait que j’ai eu un peu froid sur la fin. Nous reprenons notre progression vers 7h. Je ne rencontre pas de difficulté pour passer le premier contrefort de la pointe Brendel. Mais la suite se complique. Je cherche la fameuse demi-lune mentionnée sur le topo. Après plusieurs minutes de doute, Farouk aperçoit des pitons dans la raide paroi devant nous. Je me lance dans cette option. S’engager sur la paroi est déjà compliqué, je dois m’y prendre à plusieurs reprises. Puis j’avance dans un vague dièdre où se trouve un friend coincé (peu rassurant). Je dois ensuite franchir un raide passage qui aboutit sur une dalle lisse. « De dieu, c’est costaud avec le gros sac ! », je suis obligé de passer en artif en tirant sur de vieux pitons branlants sans pouvoir ajouter un seul point de protection supplémentaire. A la sortie de la dalle, je travers rapidement vers le dièdre noir indiqué sur le topo et fais relais dès que l’occasion se présente : je n’ai plus de matériel et je crains que copains transpirent beaucoup dans ce passage. Pendant que Farouk et Youri grimpent à leur tour, je relis mon topo « afin de passer en libre, ne pas attaquer le ressaut au niveau du piton à gauche, mais plus à droite, et poursuivre dans le petit dièdre de droite - pas celui de gauche avec un friend coincé, qui aboutit à une dalle lisse… », et flûte, si je lisais correctement les indications je ne me mettrais pas dans la galère… A ma grande surprise, Farouk et Youri me rejoignent assez rapidement. Bravo les gars ! Le passage technique suivant (par la dalle en 5b que je traverse trois fois pour en enlever un point qui crée trop de tirage) demande un peu de concentration et de recherche d’itinéraire, mais, je m’en sors bien. C’est encore le pauvre Farouk qui doit maîtriser sa peur pour franchir la dalle en 5b où son brin de corde ne passe dans aucune protection (Désolé… ;-). Nous terminons la pointe Brendel en corde tendue (je fais gaffe je n’ai eu que 4/20 au parcours sur rocher au proba), puis descaladons le sommet en utilisant une corde fixe pour rejoindre la brèche suivante.

L’attaque de la pointe Ottoz commence par trois longueurs délicates. La première avec un pas dans le vide, rapidement protéger par un premier piton, me fait malgré tout bien transpirer. Ce n’est qu’un passage en 5a avec de bonnes prises, mais sans fissure évidente pour placer un bon friend. Pressé de quitter cette zone délicate, je traverse un peu trop vite à gauche pour au final me mettre dans une situation encore plus inconfortable dans une section en adhérence. Rrrhhh…. Concentration, concentration, car la chute ici ferait très mal. J’atteins le relais sous le grand dièdre. Farouk et Youri, plus malins que moi, profitent du peu de protections dans cette longueur pour filer tout droit me rejoindre. Je ne traîne pas, car le relais où nous sommes est assez inconfortable. Je cours dans le dièdre en 5c, j’ai l’impression d’être bon… La suite est sensée partir à droite, mais en assurant les copains, je de gros doutes sur l’itinéraire, car à droite la grimpe semble bien trop engagée à mon goût. C’est Farouk et Youri qui me font remarquer une ligne de pitons sous les surplombs de droite. Du coup, je tente et au final ça passe bien. Par contre, la corde fait le tour d’un gros bloc/éperon si bien que je me retrouve avec un tirage de folie. Pour ne rien arranger, le brin de Farouk se coince dans une fissure et il est obligé de faire la première traversée douteuse sans assurance. Beau moral.

Nous atteignons maintenant les dernières difficultés. Une longueur en 4 où j’évite de mettre des points de protection (j’en ai marre et puis c’est facile), et nous atteignons le dernier 5c. Je me laisse bêtement impressionner par cette section qui au final se passe plutôt bien. Plus haut, nous sommes obligés de remettre les grosses chaussures pour grimper un couloir en neige avant d’atteindre le sommet de la pointe Bich. Je suis toutefois obligé d’abandonner mon sac à dos au pied du dernier passage dur : une fissure raide et évasée en 4 mal commode à grimper et protéger où mon sac m’empêche de faire le bon mouvement. Farouk plus malin passe sur la gauche de cette fissure.

Il est 19h30 quand nous atteignons tous le sommet de la pointe Bich. En arrivant, j’ai vite compris qu’atteindre le sommet de la Noire serait compliqué : c’est encore bien loin… Après deux rappels, nous traversons sur 150m, il faut encore remonter au moins sur 100m dans du 3 et 2. Il est 20h30 et je suis crevé. Je propose à Farouk de prendre la suite, mais il n’est pas motivé. Personnellement, je pense qu’il est plus sage de commencer la descente maintenant pour gagner du temps sur la journée du lendemain qui s’annonce longue et compliquée. Pour moi nous avons fait l’essentiel de la voie. Je n’ai pas non plus envie de prendre la pluie pendant la descente. A ce moment, quelques grêlons commencent à tomber, ils viennent balayer mon dernier soupçon de motivation, et j’annonce la fin de la course. Nous descendons pendant 1h30 à une vitesse d’escargot, trouver notre chemin dans ce chaos de blocs n’est pas évident. A la tombée de la nuit, nous aménageons un bivouac près d’un névé et commençons à dîner. Pendant que Youri cherche les résultats de la finale de la coupe d’Europe de foot, je reçois un SMS de Damien, le guide rencontré deux jours auparavant. Il a déjà récupéré sa voiture… Nous nous allons faire notre deuxième bivouac de la voie… Après un dîner « léger », nous nous couchons. Je m’enfouis dans mon sursac, car je crains de prendre la pluie. Un orage est tout proche. Pendant la nuit, à chaque réveil à cause des tremblements de froid, je vois les éclairs frapper le massif voisin, mais nous sommes épargnés.

Le lendemain, la descente est une vraie galère. Nous arrivons globalement à trouver l’itinéraire décrit dans le topo, mais la prise de risque est importante. De nombreuses sections sont en très mauvais rocher et nous serions incapables de nous retenir l’un et l’autre en cas de chute. Nous redoublons d’attention, surtout moi qui n’ai eu que 7/20 à la désescalade au proba…

Au bout de 6 heures de descente, nous atteignons enfin les névés sous la voie où nous descendons en ramasse pour gagner du temps. Là aussi je fais gaffe, je n’ai eu que 7/20 pour la descente sur neige au proba….

Nous arrivons à la voiture après une longue marche à 17h au moment où la pluie fait son apparition. Le massif s’est couvert de gros nuages. Je suis bien content d’être arrivé. Nous pouvons avoir un petit regret pour le sommet, aurions nous pu l’atteindre et terminer avant l’arrivée du mauvais temps ? A mon avis, il était plus sage de renoncer, nous étions trop lents. Le lendemain, j’annonce aussi à Lorraine une décision qu’elle attendait depuis longtemps. Il est plus sage pour moi de renoncer aussi au probatoire guide. 

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22 mai 2016

Ça fait plaisir.

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Arête du Sapey - Pointe S : Octopussy, ED-/6c/200m

Réalisé le 22 mai 2016 avec Nico.

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Après une fracture à la malléole, Nico a retrouvé assez de forces pour me proposer une sortie en grande voie. Je suis content de le retrouver en forme et qu’il pense à moi pour une sortie. Peu sûr de sa capacité physique, il me laisse choisir la voie et, pour une fois, se contente d’un 6c max. Je lui propose alors Octopossy au Sapey, une grande ligne classique du secteur qui a visiblement été rééquipée. Nico l’a déjà faite, mais accepte. J’espère aussi croiser Philippe qui va également grimper sur ce secteur (ce qui ne sera pas le cas).

Je retrouve donc Nico à 8h30 au parking du crêt. Lors de la marche d’approche, je lui raconte mes déboires du dernier stage au CRET. Amicalement, il me rassure sur mes chances de passer le proba, mais bon je sais que j’ai encore du boulot. J’apprends aussi comment il s’est blessé, encore un accident idiot comme toujours (à Cogne).

Nous attaquons la voie à 9h30. Nico, bien motivé, part en premier dans L1 un 6a+ en traversée ascendante à droite qui tire bien les bras. Malgré son manque de pratique, il n’a pas tellement perdu en technique. Il avance comme un chat. Moi, je grimpe cette longueur en gros pataud. Après une petite transition, je poursuis dans L2 un 6b avec un pas dur où je suis obligé de m’y prendre à deux fois. Le reste de la longueur est très sympa et surtout super bien protégée. Nico prend le relais dans L3 un 6b+ avec un pas dur où il faut trouver un basculement d’équilibre sur deux petites prises de main. J’enchaîne cette longueur en second. Je poursuis dans L4 un autre 6b+ avec deux pas durs où je me fais piéger. Je m’en veux, car ce n’est pas une question de force, mais seulement de trouver les bons placements sur l’instant et d’y croire. La longueur est superbe : pas dalles, placements, petites prises avec équilibre et gros bacs pour soulager les transitions. Nico enchaîne sur L5 un autre 6b+, là aussi splendide. Cette longueur commence par le passage d’un toit, puis suit une double fissure à la chamoniarde avec un pas physique en Dulfer et termine dans les cannelures. J’enchaîne cette longueur en second. Puis s’offre à moi, L6 un dièdre. Je suis super content, car j’adore ça. Mais trop confiant, je pose un pied hasardeux sur une prise poussiéreuse, le pied zippe et je chute. Là, je m’en veux vraiment. Cette longueur devait être un simple moment de plaisir. Nico poursuit dans L7, un 6c dans une goulotte creusée dans le calcaire. La grimpe est essentiellement en adhérence et opposition. Nico passe comme un chef. De mon côté, je bute sur un pas après mettre mis dans une position délicate. Dommage, car ce 6c était vraiment à ma portée. La dernière longueur est un 6c+. Nico semble bien motivé pour y aller (en plus, il a froid) et je commence à avoir mal aux pieds. Je lui laisse la politesse. Il passe encore sans grandes difficultés et atteint le sommet. J’avoue n’avoir même pas essayé de grimper cette longueur, car les pas difficiles étant au début je craignais de me retrouver 5 mètres dans le vide sous le relais en cas de chute. Il est 14h15 quand nous attaquons la descente.   

Nous retrouvons le départ en 4 rappels, puis finissons la journée au bar pour papoter un peu de nos projets pour l’été. Encore une fois, merci à Nico pour cette belle sortie qui vaut bien les quatre étoiles du topo et qui m’a fait plaisir autant pour la grimpe que pour l’occasion de retrouver Nico. 

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20 mai 2016

C’est très très loin d’être joué.

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PHOTOS.

Les semaines de stage au CRET sont toujours une source d’enseignements incomparables. Les instructeurs sont de vrais professionnels qui maitrisent leur sujet, savent gérer les efforts des stagiaires sur la semaine (aucun blessé), et donnent un retour honnête et bien veillant aux stagiaires. Cette semaine, j’ai beaucoup appris sur les techniques de course d’orientation et sur les attentes de l’ENSA par rapport au terrain varié. J’ai aussi encore beaucoup appris sur moi, et je réalise plus concrètement aujourd’hui le gap qu’il y a entre mon niveau actuel et celui qui est requis pour l’examen. Il reste un petit espoir, je tenterai ma chance jusqu’au bout, mais je sais déjà que si je validais l’examen probatoire ce serait un terrible coup de poker.

Sur la semaine, j’ai fait 7 COs (14 heures de marches/courses et 63.5 km). Sur les deux dernières COs, j’ai coché toutes les balises (les bonnes) mais à chaque fois j’étais hors délai. Les profs restaient toutefois positifs sur mes résultats.  

Le dernier jour, nous avons fait un examen blanc terrain varié. Le résultat est le suivant :

  • 6/20 à l’escalade : hors délai (j’étais à 4 mètres du relai quand les 4 minutes étaient écoulées). Ma gestuelle était aussi « pauvre » dixit le prof.
  • 10/20 à la désescalade : un peu lent dans la partie facile mais j’ai été bon dans la partie technique.
  • 9/20 au parcours dans les blocs : j’ai été lent et pourtant j’étais tellement hors d’haleine à la fin du parcours que je suis tombé. Un manque de condition physique évident.

Je pense encore pourvoir progresser, mais j’ai du pain sur la planche…

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18 mai 2016

la CO, c’est pas facile...

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Un premier bilan de l’entraînement course d’orientation au CRET : la CO, c’est pas facile ! Après une brève et succincte introduction à la carto, nous avons été directement plongés dans le bain en allant sur le terrain. Le premier jour a été compliqué pour moi, car j’ai une fâcheuse tendance à courir sans regarder ma carte, si bien que je dépasse facilement les points de repère, pour les bifurcations, d’où de belles erreurs d’orientation. Mais en fin de journée, je commençais à me méfier de moi-même. Le lendemain, rebelote, mais cette fois, les instructeurs ont eu la chouette idée de mettre des leurres et de nous donner de vieilles cartes IGNs (ou du moins des cartes pas mises à jour avec les dernières évolutions du terrain). Je me suis fait berner à chaque coup : une fausse balise placée du mauvais côté du chemin, une balise sous un téléski qui n’existe plus. Bref le chrono a explosé ! Pour le troisième jour, le premier exercice consistait à placer nous-mêmes les balises par groupe de deux ou trois. Ce fut instructif pour se poser des questions sur la précision et l’échange de méthodologie entre nous. L’après-midi, nous avons fait les parcours des autres en solo. Mis à part une balise un peu mal placée qui m’a coûté beaucoup de temps (au moins 15 min), je m’en suis bien sortie. J’ai juste fait une petite erreur sur la dernière balise, car trop pressé de finir, j’ai raté le point de repère… Bon sinon, quelques conseils à retenir :

  • Au départ, noter l’altitude des balises sur un papier
  • Mettre tout de suite la carte sous une protection plastique (un goutte d’eau = plus de carte)
  • Les balises sont indiquées par un cercle de 6 mm de diamètre (150 m sur le terrain) dont le centre est le point précis de la balise.
  • Se méfier des constructions humaines ou de la forêt qui varient beaucoup. Les ruines, les gros blocs, les points de terrains caractéristiques sont plus sures
  • Ne pas prendre de bâton, on a besoin d’avoir les mains libres
  • Au proba, il n’y a qu’une seule chance de valider la balise, alors il vaut mieux réfléchir un peu avant de poinçonner…
  • Toujours confronter régulièrement la carte avec le terrain
  • L’altimètre peut subir des variations significatives pendant la course (si une perturbation approche). Il faut utiliser les informations du terrain pour recaler l’altimètre.
  • Pour une recherche de balise précise, ne pas hésiter à faire un azimut à partir d’un point connu. Viser un point précis et avancer vers celui-ci
  • Le double pas permet de garder une notion de la distance (100 = 64 pas pour moi).

Sinon, quelques remarques sur l’escalade et désescalade en grosses : Les chaussures sont soient écrasées sur le rocher ou en pointe, mais jamais sur la carre intérieure. Mettre du rythme dans la grimpe, normalement il n'y a que des grosses prises, donc on tire et on cherche la suivante. Ecarter les fesses de la paroi pour la désescalade et garder les mains proches des pieds. Ceci permet de voir les prises entre les pieds. On se retourne que si on ne peut pas descendre face au vide. On ne pose pas les fesses !

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11 mai 2016

Entre les gouttes!

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2016-05-11 07

Montée au Reculet.

En rentrant de la salle de bloc hier, je réalise que la neige a presque totalement disparu du Reculet. Du coup, je propose à Youri une montée matinale pour lendemain. Évidemment, il accepte sans hésitation. C'est tout de même bien d'avoir un coach personnel aussi motivé! Donc malgré une météo très incertaine, nous attaquons la montée vers 6h30. Je pars vite (avec quelques pointes à 1500 mD+/h) mais comme d'habitude, je m'essouffle sur la fin et Youri passe devant. La montée est liquidée en 52'47" pour moi, 35 secondes de moins pour Youri. Je suis un peu déçu, j'espérai égaler mon record personnel (49'29") mais ce sera pour une prochaine fois. Nous avons tout de même bien joué le coup pour éviter la pluie.  

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07 mai 2016

Une rencontre sympathique

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Les Grandes Suites : La voix du silence, ED-/7a/145m

Réalisé avec Gilberto

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Tous les copains sont en week-end loin d'Annecy. Il a y quelques semaines, j'avais tenté d'organiser une excursion dans le sud mais Lorraine et les enfants n'avaient pas envie de bouger et les copains allaient trop loin à mon goût. Je me rabats donc sur le forum de c2c pour trouver un camarade de cordée pour une sortie. Je trouve alors l'annonce de Gilberto, un grimpeur du Sud un poil provocateur avec les savoyards. Je décide d'y répondre et nous prenons rendez-vous pour grimper aux grandes suites. Gilberto est un fort grimpeur (qui travaille dans le 7b+) mais qui pratique peu souvent la grande voie. Je me plonge donc dans le topo des grandes suites pour trouver une voie d'un niveau acceptable pour lui, mais pas trop dur pour moi, et qui soit bien protégée. De nombreux commentaires sur c2c alertent sur la vétusté de l'équipement des grandes voies classiques. Je ne souviens de cela, mais cela fait 15 ans que je n'ai pas fait de grande voie aux grandes suites. Finalement je propose « la vie d'artiste », un itinéraire en 6c+.

Le samedi, je retrouve Gilberto sur le parking de la poste de Veyrier vers 11h. Nous avons préféré partir en deuxième partie de journée pour avoir du soleil dans la voie qui est exposée Ouest. Gilberto ne connaît pas le coin, je joue alors un peu au guide touristique en nommant toutes les falaises du lac d'Annecy et les beaux itinéraires de grimpe. C'est agréable de présenter une région que l'on aime. 

2016-05-07 16

Arrivé au pied de la voie, je pars en premier dans un 5b pour rejoindre la vire donnant accès à toutes les grandes voies du coin. J’atteins le câble servant de main courante puis fais relai là où il me semble être le départ de notre voie. Gilberto me rejoint. Je propose de grimper la longueur suivante qui est censée être un 6a+ ; car après les côtes montent à 6c+ et je préfère laisser Gilberto s'y amuser. Les premiers mètres sont un peu coriaces, mais je passe. Puis je viens butter sous un passage légèrement surplombant où je ne trouve aucun mouvement qui ressemble à du 6a! Déconcerté, je suis obligé de stopper. Je fais plusieurs tentatives sous le surplomb avant de pouvoir atteindre la broche suivante et je dis "ce n'est pas du 6a". Gilberto sort alors le topo et m'annonce une bonne nouvelle "on s'est trompé de voie, tu es dans un 7a". Ouf! Mon ego de grimpeur est rassuré, je ne suis pas en galère dans un 6a, mais maintenant je transpire à l'idée de poursuivre dans cette voie. Gilberto m’indique que la ligne à ma gauche est en 6b+. Je bifurque dedans, d'autant plus que c'est un joli dièdre et que j'aime ça. J'atteins le relai en grimpant beaucoup plus sereinement que dans la première partie. Gilberto me rejoint et nous faisons un point. Nous sommes dans la voix du silence ED-/7a. J’ai tellement regardé de photos des voies sur c2c que j’ai confondu le départ de notre voie avec celle-ci. Je passe vraiment pour un rigolo !

Gilberto reste zen. Pas souci pour lui de poursuivre dans cette voie, il est largement au-dessus du niveau et nous avons le temps. En plus, cela semble bien équipé. Il prend la suite pour une courte longueur en 5b afin d’atteindre le relai sous le 7a. Je le rejoins et il repart à nouveau. Vu d’en bas, la longueur est bien verticale. Il n’y pas de gros surplomb à passer (c’est rassurant). Gilberto doit stopper trois fois. La grimpe est technique et peu évidente à vue. Quand je grimpe en second, il y a deux pas que je n’arrive pas à enchainer. La longueur est magnifique : une section en dalle, suivit de petits mouvements de dièdre, puis une fin en dalle sur des gouttes d’eau, le tout sur un rocher très adhérent. Je prends beaucoup de plaisir dans cette partie, d’autant plus que je grimpe léger (j’ai mis le sac sur une des deux cordes). Au relai, je remercie vivement Gilberto de m’avoir permis de grimper ici. Gilberto poursuit dans un court 6c+ en surplomb qu’il passe à vue et me motive à fond avant de partir : « 6c+ dans un toit, y a que des grosses prises ». Bon, nous n’avons pas tout à fait le même concept de grosses prises. Je passe le toit en artif. Dernière longueur en 6c, Gilberto m’encourage à passer devant. J’y vais peu convaincu car j’ai mal aux pieds (j’ai pris des chaussons très techniques). Je passe le 6c en tirant presque tous les spits dans la section difficile. Ce n’est pas beau à voir. Gilberto grimpe cette longueur assez facilement. Il est 16h quand nous commençons les rappels. Voilà, une belle journée de grimpe au soleil avec une vue splendide sur le lac, pas étonnant que le site soit aussi prisé des grimpeurs. Je quitte Gilberto après avoir pris un petit verre au bord du lac, avec la ferme intention de regrimper un jour avec lui.

2016-05-07 20

De retour à la maison après cette belle escalade, nous allons diner en famille au restaurant dans le vieux Annecy. Sympa la journée ! 

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05 mai 2016

Une journée sans gloire.

2016-05-05 07

Mont Veyrier, Voie Des Lacombe

PHOTOS

Philippe a repéré, dans un vieux topo acheté sur eBay, une ligne de grimpe mi-libre mi-artif qui débouche à l'ancienne gare téléphérique du mont Veyrier. « Comme ça Estelle pourra nous regarder grimper depuis le canapé » me dit Philippe. Hum… Un vielle voie dans le mon Veyrier, dont nous n’avons aucune information sur C2C, je me laisse tenter par cette idée qui me séduit tout autant que Philippe. Comment refuser une aventure à deux pas de la maison!

La veille de notre tentative, je rejoins Philippe au col des contrebandiers pour repérer la marche d'approche. Philippe a déjà bien étudié la carte IGN, et nous trouvons facilement un passage au-dessus du Chapeau de Napoléon pour atteindre le pied de la paroi. Après vingt minutes de marche, nous arrivons dans une zone jonchée de déchets : chaises cassées, éviers pourris, barres de métal rouillées, etc... Un spectacle désolant. Pas de doute nous sommes au pied de l'ancienne gare téléphérique. Peu après, nous trouvons l'accès à notre voie à l'aplomb des grands dièdres qui raillent la face du mont Veyrier. Le soir, j’explique notre projet à Lorraine, qui d’une moue peu convaincue, répond « mais s’il n’y aucune info, c’est peut-être dangereux ? ».

Le lendemain, je passe chercher Philippe à 5h30. Nous avons opté pour départ aux aurores afin d'éviter une sortie de nuit. La voie présentant plusieurs sections en artif A2/A3, du coup, notre musette déborde de matos: 25 pitons, deux jeux d'Alien, un jeu de Camalot, deux jeux de roc, des sangles, et des mousquetons. Certes nous n'avons pas de vin rouge comme les anciens, mais nous sommes mieux équipés.

Nous retrouvons le départ de la voie en une petite demi-heure. Jusqu'ici tout va bien. Philippe commence à grimper le socle de la paroi entre arbustes et gros blocs branlants. Il tombe sur un relai inattendu, s’arrête et me fait monter. Tenté par une petite ligne de spits qui part à droite, Philippe poursuit. Le rocher douteux et le niveau de difficulté le font reculer. Je tente à mon tour. J’arrive à atteindre le deuxième spit mais le pas suivant en adhérence et toujours sur un rocher péteux  me fait moi aussi abandonné. De retour au relai, nous suivons notre instant de montagnard. Je poursuis à gauche dans un terrain douteux mais plus facile à grimper. Après 60 mètres, j’atteins ce qui semble être la première longueur sérieuse de notre voie.

Philippe ne rejoint, et motivé comme un mort de faim qui n’a pas grimpé depuis des mois (ce qui est le cas), se lance dans la première dalle. Après 15 mètres de grimpe, il stoppe. Devant lui, un pas improtégeable en adhérence ! Peu entrain, Philippe renonce. Je le remplace. J’arrive au point le plus haut par Philippe, ajoute un nouveau piton dans une fissure, puis observe la suite. Houlà, grosse section en adhérence !!! Il faut bien une bonne rasade de vin rouge pour se lancer là-dedans. Je me dis que les anciens sont de gros malades ou nous ne sommes pas dans la voie. A droite, une section plus facile semble se profiler. J’effectue une traversée d’une petite dizaine de mètres sur une petite vire qui disparait. Je dois encore faire un pas délicat pour atteindre la section que j’espère grimper. Je tente de mettre un piton mais le rocher est tellement pourri que décolle des assiettes de la paroi. Je fais redescends pour atteindre une autre vire et rejoins finalement la section que je visais. Mais le rocher est encore plus pourri. Je tente quelques pas de grimpe, les prises bougent dans mains. Si je tombe, c’est le retour au sol. Après de longues minutes de tergiversation, je renonce « On ne va pas se tuer pour ça ».

Sur le retour, nous croisons une voie spittée. Philippe me propose de faire une tentative. J’accepte, ne connaissant pas le niveau. La première partie est sympa (niveau 6a), mais la suite se relève sévèrement et les prises se font plus rares. Après plusieurs tentatives sur un pas difficile, je renonce: « J’ai eu mon lot d’aventure pour la journée ! ». Philipe grimpe cette longueur partielle en second, puis nous retournons au col des contrebandiers. Nous finissons la journée à grimper quelques lignes en école d’escalade sans toutefois être plus forts que le matin. Restons positif, au moins on est en vie et nous sommes sortis.

 

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24 avril 2016

Un peu de fond.

2016-04-24 11

2016-04-24 11

Après une semaine de vacances en Sicile, je reprends l’entraînement. Pour faire un peu de fond (et perdre les kilos gagnés pendant les vacances), je pars faire une montée du mont Veyrier avec 7.5 kg dans le sac et les grosses chaussures de montagne. Il fait plutôt beau comparé au déluge de la veille ; les randonneurs, trailers et promeneurs en tous genres profitent comme moi de l’accalmie pour prendre l’air sur les sentiers du Veyrier. Personnellement, je trouve cela un peu plus stimulant pour marcher quand on est seul : je tente rattraper les plus lents et résiste à me faire doubler par les trailers fous. Ainsi, j’arrive au sommet en 63 minutes. Je visais 60, mais c’est déjà bien, je suis monté à 800 mD+/h avec le gros sac. Par contre, je crains que ce ne soit pas assez pour les épreuves d’été du Proba. Il va falloir progresser.

Sinon, voici un petit bilan de ma première phase d’entraînement. J’ai fait 16 séances de grimpe en 5 semaines. Je pense avoir retrouvé mon meilleur niveau en salle (autour de 6c). En extérieur, je n’ai pu faire que 4 sorties. Je manque cruellement de pratique, mon niveau est tout de suite un ton en dessous 6a+/6b. L’objectif de la deuxième phase d’entraînement sera clairement de combler ce décalage.

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23 avril 2016

Nouveau blog dédié à Muir Wall

Vous savez sans doute que Fab et moi allons au Yosemite début juin. Nous avons choisi de grimper la paroi mythique d'El Capitan par la voie Muir Wall. Muir Wall, c'est 900 mètres de granit hyper compact, 33 longueurs, 7 nuits sur la paroi, mais un niveau technique encore abordable (A2). Pour suivre notre préparation et notre ascension, nous créons un blog spécial, que nous essayerons de mettre à jour régulièrement (même sur la paroi). Voici le lien:     

http://objectifmuirwall.canalblog.com

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10 avril 2016

Crochet ou tricotage ?

2016-04-10 13Le voyage au Yosemite approche. Depuis plusieurs semaines Fabien et moi nous préparons méthodiquement : grimpe régulière, préparation du matériel, stratégie de progression, et révision de l’artif sur le super site de Mcmanara « supertopo ». Une des grandes inconnues est notre rythme de progression : 3 ou 4 longueurs par jour ? Nous finissons par nous dire qu’il faudra avancer avec des crochets pour aller plus. Pas de problème, cela me donne l’occasion d’aller à nouveau dans mon magasin favori pour étoffer ma collection de crochets. Mais bon, maintenant, il faut les tester… Je pars donc ouvrir une nouvelle ligne d’artif à la Grande Jeanne. Super-regonflé par le visionnage des vidéos de Mcmanara, je décide de partir sans Daisy-chain, « Parce que ça va plus vite et que c’est plus propre » dixit le pro de l’Artif. Et puis, comme il faut s’entraîner au crochet, autant commencer par un pas sur crochet. C’est parti. « Haaaraaaa…. », la vache ! Je me lève péniblement sous le petit toit au-dessus de ma tête. Rapidement, je réalise que la Daisy-chain est très utile pour se fifiter et lever ses grosses fesses quand on est dans le vide. Bon, je remets les Daisy-chains et arrive au niveau de mon crochet. Maintenant que faire ? Je suis seulement à 2 mètres du sol, juste au niveau d’un bombé. Aller, je tente le deuxième pas sur crochet. Péniblement, je trouve une vague aspérité où je mets mon tout nouveau crochet. Je commence à me lever dessus, et crack ! Le rocher casse et je retrouve presque au sol, mon premier crochet a tenu le coup. Ouf ! Ok, ok, je vais tout de même mettre un piton pour éviter un retour au sol douloureux. Je remonte et à nouveau tente un second pas sur crochet pas plus fructueux que le premier. Après plusieurs essais, je me résous à poser un second piton dans un minuscule interstice où je défonce plus rocher qu’autre chose. Ce deuxième piton est très douteux, mais au-dessus j’ai une fissure qui me permet de mettre deux friends et d’avancer enfin un peu. Puis, j’arrive au niveau d’un vague dièdre délité. Mon objectif est de traverser sur la gauche pour passer en mode escalade libre avec la technique de Mcmanara. Mais dans cette zone, le rocher est très friable. J’avance sur des pitons tous plus douteux les uns que les autres, en faisant des couplages pour renforcer le tout. Je pose même une sangle sur l’arbre à ma droite pour réduire l’exposition. Je suis tout proche de la zone où j’espère pouvoir grimper en libre. Je me lève sur un minuscule piton. Au bout de quelques minutes, pendu de tout mon poids sur ce piton, je le vois commencer tourner. Il va lâcher. J’essaie de descendre rapidement, mais trop tard, le piton lâche et je tombe de deux bons mètres. Rrrhhhh. Je remonte et me résous à mettre un bon piton sur la droite, un peu désaxé par rapport à mon objectif. De retour à mon point le plus haut, je tente le mouvement de Mcmanara pour passer en escalade libre. Il me faut plusieurs tentatives pour reproduire la combine. Puis, j’arrive enfin à monter de trois mètres en libre. Maintenant, plus question de tomber, car sinon ça va faire très mal. Cette courte section me stresse beaucoup. J’avance à petits pas. Sous le surplomb suivant, je pose un friend et un cablé que je couple ensemble pour assurer le coup. Puis, je contourne ce surplomb par la droite et pose un cochet (béton) au pied d’un petit dièdre qui me permet de fixer un bon piton au-dessus. Encore deux mètres de stress, et je sors de la voie. La leçon du jour est vite comprise : Grimper sur crochet, ce n’est pas facile, et puis les conseils de Mr Mcmanra, sont intéressants, mais il faut pratiquer… Muir Wall se fera au rythme de 3 longueurs par jours ! Cette voie s’appellera, « crochet ou tricotage ».

2016-04-10 13

 

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25 mars 2016

Malheureusement la météo avait raison

2016-03-25 12

2016-03-25 12

Jour férié en Suisse, Youri et moi profitons de l'occasion pour faire une sortie grimpe. La météo est incertaine, mais nous tentons le coup au Chapeau de Napoléon pour grimper la grande classique: "J'ai vu la maison de Napoléon". Malheureusement, nous avons tout juste le temps de gravir les trois premières longueurs (6a/6a+/6b) et la pluie annoncée la veille fait son entrée en jeu. Le reste de la voie étant plutôt en dalle, nous décidons sagement de redescendre. Dommage, c'était trop court, mais on aura pris l'air.

2016-03-25 11

2016-03-25 11

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19 mars 2016

Reprise du Rocher: ça fait mal aux pieds!

2016-03-19 16

En panne de camarade de grimpe, je lance une bouteille à l’eau sur c2c. Yves me répond. Il habite tout proche d’Annecy et souhaite aussi profiter du beau temps pour grimper un peu. Sur sa proposition, nous allons aux Grandes Suites, secteur Venezuela où nous grimpons: Venezuela (6b), Caracas (6b), Moby Dick (40m de 6c, en second pour moi), Valpariso (7a, en second dans la douleur pour moi). Une bien belle journée et peut-être un nouveau camarade pour la grimpe. Merci c2c !

  

2016-03-19 16

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16 mars 2016

Le plus dur reste à faire

2016-03-15 16

Au stage de ski du CRET en février dernier, j’avais pris une grosse claque lors de l’examen blanc, où, en manque total de condition physique, j’avais été incapable de skier les descentes. Le verdict avait été sévère 8/20, avec une note 5/20 dans la  toute dernière partie de l’épreuve. Lionel, le prof du CRET qui m’avait mis cette sale note, m’avait dit « Je n’ai pas eu de pitié, tu ne peux pas aller au Proba dans ces conditions! ».  Je le savais, mais là, ce fut l’électrochoc, d’autant plus que techniquement, les profs étaient assez positifs sur mon style. Il fallait donc en mettre un coup. J’ai donc grimpé 18'000 m de dénivelé en 1 mois (en partie grâce à Farouk) et couru régulièrement le midi (grâce à Youri). Mais je ne savais pas si ce serait suffisant pour le jour J.

La chance fut tout de même de mon côté, car l’épreuve était à la station des Houches dans un secteur que je connais assez bien. La première montée était sous la télécabine du Prarion par la piste randonneur. C’est une montée que j’ai parcourue une petite dizaine de fois. J’avais donc des repères de temps en tête pour me rassurer. Au départ, mon sac faisait un peu plus de 8 kg. Mon poids minimum était de 7kg. J’avais un peu plus d’un litre l‘eau et la bouffe. J’ai fait la montée en 76 minutes, soit 680 mD+/h, juste un peu au-dessus des minimas (650 mD+/h), pour ne pas trop puiser dans les réserves. Les furieux du CRET m’ont largement rattrapé et doublé, mais j’ai collé à mon objectif. J’ai aussi gratté du temps lors des manipulations de peautage/dépautage grâce à mes peaux montées en mode compétition. Au premier dépautage, j’ai mis moins de 3 minutes à repartir, alors que l’ENSA nous donnait 5 minutes et que les autres candidats explosaient leur temps de transition. Suivait une descente par les pistes, vers le col de Voza en guise d’échauffement ski (descente peu probante par rapport l’épreuve elle-même). Une dernière remontée assez plate de 150 dénivelé vers la Chalette, et j’étais au départ de la descente avec 20 minutes d’avance et des jambes « presque » fraîches! A la pesée, mon sac faisait 7.5 Kg. L’ambiance était très cordiale entre participants (le fait de se connaître à travers le stage du CRET aide beaucoup) et egalement cordiale avec les organisateurs que j’ai trouvés plus détendus que l’année dernière (messages rassurants et conseils de préparation).

Puis, je me suis lancé dans la première descente. Je m’attendais à une pente bien raide, mais en fait, c’était plus un terrain à pièges qu’un exercice de démonstration technique. La descente était parsemée de vernes, de trous (voir de tranchées), et de bosses. J’ai donc skié avec beaucoup de réserves pour passer entre les obstacles sans tomber. J’ai même esquivé un fond de ruisseau qui coupait la piste en deux en faisant une grande traversée ascendante sur la droite pour passer à la lisière de la forêt. Ceci m’a largement ralenti, je ne sais pas si j’ai pris la bonne option. Puis juste à la fin de la zone de notation, un de mes skis s’est pris dans les vernes et je me suis arrêté. J’étais juste au niveau des portes de sortie. Je ne sais pas encore si cet arrêt a été compté comme une erreur. En tout cas, j’ai évité la chute dans le talus juste après où plusieurs candidats sont tombés, dont Xavier (j’y reviendrai). En moyenne, je suis descendu entre 15 et 20 km/h.

La suite de l’épreuve menait en ski au parking des Bettières où nous devions repeauter pour 450 mètres de dénivelé. Les peaux étaient encore dans mes poches, et j’ai bien optimisé la transition, comparé aux autres candidats qui ont tous enlevé leur sac pour remettre les peaux… La montée n’étant pas très raide, j’ai eu beaucoup de peine à prendre le rythme recommandé de 650 mD+/h. J’avais oublié de faire les calculs de temps de montée pour cette section, j’étais un peu inquiet, car je tournais seulement à 600 mD+/h. Pendant cette dernière montée, j’ai reçu quelques SMS des copains, que je n’ai pas pu lire bien sûr, mais que j’ai pris comme des encouragements (merci les gars). Arrivé au sommet du téléski du Prarion, j’ai été agréablement surpris de voir que j’avais encore 20 minutes pour rejoindre la télécabine du Prarion (qui était à moins de 2 minutes de glisse).  J’ai donc pris tout mon temps pour boire, manger, enlever mes peaux, car l’année dernière ils envoyaient les candidats par ordre d’arrivée sans tenir compte du temps qu’ils leur restaient pour la montée. J’ai aussi mis mes peaux dans le sac à ce moment. Je suis donc arrivé tranquillement avec 10 minutes d’avance au deuxième départ.

Arrivé à la télécabine, nouvelle pesée de sac, il faisait un peu moins 7.5 kg. Yessss ! Après l’avoir repris, j’ai siphonné ma poche d’eau ! Comme je m’en doutais, peu de temps après mon arrivée, j’ai été invité à faire la deuxième descente. Le samedi précédent l’épreuve, j’avais skié cette pente sur une neige trafollée et gelée… Horrible, d’autant plus que la descente est longue. Mais, il faisait déjà bien chaud vers 12h, si bien que la neige était ramollie, donc pas si mal à skier. Encore une fois, j’ai fait la descente avec de la retenue, car je ne savais pas quelle distance il fallait parcourir. J’ai tout de même essayé de faire du beau ski glissé. En moyenne, j’ai oscillé entre 15 et 20 km/h.

De retour, en bas de la télécabine du Prarion, j’attendais Xavier. Il ne devait pas trop tarder, car il avait le dossard 74 (moi le 53). Le temps passa, les dossards 70 aussi, mais pas de Xavier. Je commençais à m’inquiéter. En questionnant quelques candidats, j’appris que Xav s’était cassé la cheville à la première descente. Dégoûté pour lui, je lui ai envoyé quelques SMS pour savoir où il était. Plusieurs dizaines de minutes après, il me répondit qu’il était aux urgences. Merde ! Avec Philippe et Jean également blessés quelques jours avant l’épreuve, c’était l’hécatombe dans le groupe de copains...

Je pus rejoindre Xavier aux urgences de Chamonix en milieu d’après-midi. Heureusement, le diagnostic était plus favorable que prévu, il avait seulement une grosse foulure à la cheville, mais pas de fracture. J’appris qu’après sa chute dans le talus, à la fin de la première descente, Xavier est reparti. Contre les conseils des examinateurs, il a remis les peaux, fait 450 m de dénivelé, a fini dans les délais, et terminé la dernière descente dans la douleur. J’étais stupéfait devant autant de volonté. Emilie, son amie, passa le chercher vers 15h30, puis ils sont repartis vers Chambéry. Je retournais donc à la bibliothèque de l’ENSA pour attendre les résultats.

Vers 16h15, impatient, je redescendis dans le hall d’entrée de l’ENSA pour surveiller le tableau d’affichage, et je vis avec étonnement Xavier et Emilie. Xavier m’expliqua que le responsable de formation, F. Marsigny, lui avait demandé de revenir pour qu’il voie le médecin de l’ENSA. Xavier s’était exécuté à contrecœur. J’imagine qu’il n’avait pas envie de voir les explosions de joie à l’annonce des résultats convaincu que pour lui c'était perdu, mais le médecin se faisait attendre.

17h, F. Marsigny venait de coller les listes des admis sur le tableau. Anxieux, je me levais pour étudier mon cas, et découvris mon nom. Gros ouf de soulagement ! Machinalement, je regardais les autres admis et je vis le nom de Xavier. Incroyable ! Quand je revins vers lui, pour lui annoncer, j’avais presque les larmes aux yeux. Quel Warrior se Xavier ! Incontestablement, il a été le héros de cette journée. Quelques minutes après F. Marsigny qui avait sans doute calculé son coup arriva avec le médecin de l’ENSA pour bien faire comprendre à Xavier qu’il devait faire sa rééducation correctement et qu’il attendait pour les épreuves d’été ! Eh oui, le plus dur reste à faire.

De retour à la maison, j’ai célébré cette petite victoire avec la famille en sirotant une bouteille de Champagne. J’ai été heureux de partager ce moment avec toute la famille et de voir que tous étaient aussi contents que moi du résultat. Lorraine va encore devoir me supporter (au sens propre et figuré) pendant quelques mois. Demain je reprends l’entrainement… 

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07 mars 2016

On ne s'en lasse pas!

2016-03-07 07

Hier, je suis monté au Mont Pelat avant l'ouverture de la station des Aillons. La vue sur le massif des Bauges blanchi par les récentes chutes de neige et les couleurs chaudes du lever de soleil était splendide. Mais j'avais oublié mon téléphone, donc pas de photo.. Sniff... Pas question de faire la même ânerie ce matin pour cette nouvelle montée matinale au Reculet avec Guillaume et Alice. Là aussi, le spectacle était magique. Je vous laisse découvrir mes quelques photos (attention je ne suis pas Farouk!): PHOTOS.

Compteur: 19556 mD+ de puis janvier 2016 (manque un chouia pour 20000!) 

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04 mars 2016

Magnifique balade

2016-03-04 07

2016-03-04 07

Enfin, nous avons une quantité de neige normale au Reculet! Guillaume, Rodrigo, Alice et moi profitons d'un petit créneau météo favorable pour monter tranquillement au sommet et profiter du beau lever de soleil sur le massif du Mont-Blanc. Bien que les premières pentes soient très soufflées, la descente est un régal grâce à la neige poudreuse qui est restée sur le chemin forestier. J'ai rarement eu l'occasion de parcourir ce chemin en aussi bonnes conditions. Ça change tout, car d'habitude avec la neige gelée et trafolée, je frole la chute à chaque virage sur ce chemin raide et étroit...   

Compteur: 18103 mD+ de puis janvier 2016. Encore un petit effort ce WE et j'atteindrai les 20000 mD+ que je m'étais fixé d'atteindre avant le proba. 

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29 février 2016

Quelle semaine!

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Farouk et Niels ont la bonne idée de venir me rendre visite pour la deuxième semaine des vacances d'hiver. Moi qui avait besoin de me préparer physiquement pour l'épreuve de ski du probatoire, je suis servi. Avec Farouk, pas de détails, nous grimpons près de 9500 mD+ en 8 sorties à un rythme qui décoiffe. 

Nous avons aussi atteint l'objectif Baujus de la saison: le couloir sud-ouest du Pecloz. Un magnifique couloir encaissé en pente raide (voir photo)!

Niels qui nous rejoint en milieu de semaine, vient profiter des descentes en poudreuse du Croisse Baulet et de la Grande Lauzière. 

Je n'ai pas le temps de poster toutes les photos pour le moment. Voici la liste des sommets parcourus:

 

Compteur: 17253 mD+ de puis janvier 2016.

P.S.: une pensée amicale pour mon pote Philippe qui s'est blessé juste avant l’épreuve de ski du probatoire de guide. Pas de bol!  

 

 

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16 février 2016

Retour au GPS...

2016-02-16 08

Super motivé, je pars faire un Reculet avant le boulot. Rodrigo et Guillaume doivent partir avant moi, mais j'espère les rattraper au sommet. Sur place, je comprends vite que cela va être compliqué. D'abord, je mets un temps infini à me préparer à partir, puis sur le plateau, j'arrive dans un brouillard épais avec un vent très fort. J'arrive tout de même à atteindre la croix grâce à quelques points de repère familiers. Au sommet, il y a un vent terrible. Je me cache derrière la croix pour tenir debout et me préparer. La descente n'est pas une partie de plaisir. Je suis obligé de sortir trois fois le GPS pour me repérer dans le brouillard. Puis, la descente du sentier est une torture pour les jambes: neige traffolée et gelée! Malgré les conditions, je fais une "honorable" montée (630 mD+/h).   

Compteur: 9538 mD+ de puis janvier 2016.

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