Reprise de l’escalade en extérieur, à Leaz.

Le passage de la salle au rocher après les mois d’hiver est toujours un moment particulier. Gonflé par les performances trompeuses sur des structures artificielles aseptisées, je suis toujours dérouté quand je repose les pieds sur du vrai rocher au printemps. Il faut chercher les prises (et oui elles ne sont pas en couleur), les points sont espacés de plus d’un mètre, et la sensation de vide omniprésente. Mais quel plaisir de toucher le rocher, de le redécouvrir, de se laisser guider par ses faiblesses pour atteindre le sommet de la voie. Ce soir il faut beau et chaud. Niels est avec moi et me pousse à chercher les limites dès la première sortie : 5c+, 6a, 6b en tête ; 6c et 7a en second. Même si je me suis battu comme un fou dans ce dernier 7a (tous les pas ne sont pas enchainés), c’est la première fois que je passe ce niveau en rocher. Comme quoi, l’entrainement en salle a quelques vertus.