Ambiance très alpine pour petite course
Barre et Dôme des Ecrins: PD/3b/150m
Réalisé avec Niels le 16 avril 2017
J'avais déjà fait le Dôme des Ecrins avec Steph, Nico et Bertille, mais pas la barre. Donc il fallait y revenir, et la météo capricieuse du WE nous a poussée à descendre vers le sud. Cela tombait bien car Niels n'avait pas fait la barre des écrins et même si c'est une course facile, c'est un beau sommet. En plus, à cette période de la saison, nous pouvons encore faire une grande partie de la course à ski, ce qui n'est pas négligeable quand on connait le temps de montée/descente pour le refuge des Ecrins. Initialement, nous souhaitions faire la petite traversée, mais le gardien nous a dissuadés de nous lancer dans cette entreprise en nous montrant quelques photos. Je suis surpris de voir que le refuge est complètement plein, et je me dis que nous avons eu de la chance d'avoir de la place à la dernière minute. Le coucher de soleil sur la barre à créer pas mal d'excitation dans le refuge. Tout le monde s'est mis à prendre des photos en ouvrant les fenêtres, ce qui a mis en pétard le gardien (normal). Le lendemain, la course est agrémentée de quelques évènement: une chute de sérac à l'attaque de la pente (ça remue le sang en pleine nuit) et un gars qui perd son sac à dos que nous voyons dévalé la pente. A la montée, je ramasse son piolet en me disant qu'il sera content (car cet idiot n'est même pas redescendu chercher son sac!). Avant la traversée finale, j'arrive à le rattraper. Je lui propose son piolet, il n'en veut pas, et sans couteaux, marche seul dans la neige en s'appuyant sur ses skis... Encore un candidat au suicide... Après le passage de la rimaye, Niels me laisse faire le pas en mixte pour rejoindre l'arête. Le passage n'est pas si évident... Puis, nous effectuons la traversée jusqu'au sommet de la barre sous des rafales de vent très soutenues qui pimentent un peu ce parcours d'arête où il ne faut pas tomber... Ce jour nous sommes les seuls au sommet. Nous retournons vers la brèche Lorry et poursuivons jusqu'au Dôme: plus deux 4000 pour Niels. La descente à ski est un régal. Seul le passage sec entre le bas de l'ancien refuge Tuckett et le pré de Madame Carle est un peu fatigant avec les gros sacs (mais rien à voir avec l'été). Une belle petite course qui permet de stimuler les globules.
