Chapi Montagne

18 mai 2016

la CO, c’est pas facile...

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Un premier bilan de l’entraînement course d’orientation au CRET : la CO, c’est pas facile ! Après une brève et succincte introduction à la carto, nous avons été directement plongés dans le bain en allant sur le terrain. Le premier jour a été compliqué pour moi, car j’ai une fâcheuse tendance à courir sans regarder ma carte, si bien que je dépasse facilement les points de repère, pour les bifurcations, d’où de belles erreurs d’orientation. Mais en fin de journée, je commençais à me méfier de moi-même. Le lendemain, rebelote, mais cette fois, les instructeurs ont eu la chouette idée de mettre des leurres et de nous donner de vieilles cartes IGNs (ou du moins des cartes pas mises à jour avec les dernières évolutions du terrain). Je me suis fait berner à chaque coup : une fausse balise placée du mauvais côté du chemin, une balise sous un téléski qui n’existe plus. Bref le chrono a explosé ! Pour le troisième jour, le premier exercice consistait à placer nous-mêmes les balises par groupe de deux ou trois. Ce fut instructif pour se poser des questions sur la précision et l’échange de méthodologie entre nous. L’après-midi, nous avons fait les parcours des autres en solo. Mis à part une balise un peu mal placée qui m’a coûté beaucoup de temps (au moins 15 min), je m’en suis bien sortie. J’ai juste fait une petite erreur sur la dernière balise, car trop pressé de finir, j’ai raté le point de repère… Bon sinon, quelques conseils à retenir :

  • Au départ, noter l’altitude des balises sur un papier
  • Mettre tout de suite la carte sous une protection plastique (un goutte d’eau = plus de carte)
  • Les balises sont indiquées par un cercle de 6 mm de diamètre (150 m sur le terrain) dont le centre est le point précis de la balise.
  • Se méfier des constructions humaines ou de la forêt qui varient beaucoup. Les ruines, les gros blocs, les points de terrains caractéristiques sont plus sures
  • Ne pas prendre de bâton, on a besoin d’avoir les mains libres
  • Au proba, il n’y a qu’une seule chance de valider la balise, alors il vaut mieux réfléchir un peu avant de poinçonner…
  • Toujours confronter régulièrement la carte avec le terrain
  • L’altimètre peut subir des variations significatives pendant la course (si une perturbation approche). Il faut utiliser les informations du terrain pour recaler l’altimètre.
  • Pour une recherche de balise précise, ne pas hésiter à faire un azimut à partir d’un point connu. Viser un point précis et avancer vers celui-ci
  • Le double pas permet de garder une notion de la distance (100 = 64 pas pour moi).

Sinon, quelques remarques sur l’escalade et désescalade en grosses : Les chaussures sont soient écrasées sur le rocher ou en pointe, mais jamais sur la carre intérieure. Mettre du rythme dans la grimpe, normalement il n'y a que des grosses prises, donc on tire et on cherche la suivante. Ecarter les fesses de la paroi pour la désescalade et garder les mains proches des pieds. Ceci permet de voir les prises entre les pieds. On se retourne que si on ne peut pas descendre face au vide. On ne pose pas les fesses !

Posté par fchapi à 22:43 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

  • J adore

    Que j aime lire ca
    Du live comme si on y étais
    Eh Fred imagine une course d orientation dans les nuages avec des cartes mise à jour y a 20 ans ... Je pense que même les prof de ton stage y perdraient leur latin ou leur azimut.
    Faut leur dire que poser les fasse ça sert bien pour descendre des dalles raides.
    Pire encore essaye de lire une carte italienne, Ç est la cata. Moralité avoir une bonne application sur son smartphone où on a une carto à jour et en offline.
    Bonne continuation Fred
    Ok attend le prochain live

    Posté par Farouk, 18 mai 2016 à 23:38
  • Lire ds les bauges au lieu de nuages
    Quel con cet iPhone, il connait même pas ce massif célèbre !! Pfff

    Posté par Farouk, 18 mai 2016 à 23:39

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