Chapi Montagne

30 mai 2015

Un beau cadeau, merci Nico!

2015-05-30 12

Tours d'Areu: Maudit 13, ED/300m/7a+

Réalisé avec Nico le 30 mai 2015,

PHOTOS

Comme d’habitude, notre sortie avec Nico s’organise à la dernière minute (la veille) par quelques échanges de SMS « Dispo ce WE ? Grimpe ? ». Je suis vraiment étonné qu’un gars aussi fort que lui pense à me contacter. Evidemment, je réponds oui d’autant plus que les petits copains habituels (Jean et Philippe) sont partis faire une méga traversée du mont-blanc sur deux jours. Et puis, la grimpe avec Nico, c’est pour moi une leçon d’escalade à chaque sortie. Bref, comme d’habitude, je propose des plans grimpe que Nico esquive très poliment et je me retrouve à faire une voie de folie tout juste à mon niveau max en second : Maudit 13, aux tours d’Areu. Sur le papier, il y a de quoi trembler (en ce qui me concerne) : 300m d’escalade, 7a+ max, 6c minimum… Oups...   

Je retrouve Nico sur le parking de l’autoroute de Sallanche à 7h. Direction vers le parking forestier au-dessus de Magland, il y a plus de dénivelé pour l’approche (1200) mais c’est moins long. Je suis content d’aller aux Tours d’Areu. Ces belles tours, facilement visibles de l’autoroute, me narguent chaque fois que je reviens de Chamonix, mais le niveau y est sévère, et je pensais y aller pour une voie plus modeste.

9h00, après un peu de recherche, je trouve le départ de la voie grâce aux photos glanées sur c2c (au mois j'aurai servi à quelque chose!). Je propose de faire la première longueur en tête, un 6a+, seule longueur de la voie que je m’estime capable de grimper sur friends. C’est parti:

L1/6a+ : Je suis étonné de passer aussi bien, même s’il me faut un certain temps pour poser les protections. J’ai presque envie de poursuivre dans L2 en arrivant. Mais la voie est tellement soutenue par la suite que je ne dis rien à Nico. Il vaut mieux se résever.

L2/6b+ : Nico prend la tête de la cordée (et ne la quittera plus). Longueur magnifique sur fissure en oblique. Nico pose deux protections puis s’envole presque jusque au relai en remettant seulement deux autres friends. 4 protections sur 30 mètres, j’apprécie la marge de Nico… J’enchaine cette longueur. En tête, le dernier pas, peu protégeable, m’aurait fait transpirer.

L3/7a : Les choses se corsent. Nico fait une petite erreur de lecture qui le fait chuter. Il s’en veut. Si je pouvais passer comme lui, je serai déjà content. Perso, je tire sur deux spits pour passer. Cela semblait faisable, mais il reste 7 longueurs, alors pas de pertes de temps.

L4/6b+ : Une fissure pas commode du tout, qui vaut largement les 6c qui sont plus haut. Nico a même quelques difficultés à passer. Perso, je lâche au milieu de la voie, une mauvaise position me fait perdre l’équilibre. Mais c’est beau.

L5/7a+ : C’est un pas de bloc dans un surplomb. Nico chute, il a raté la bonne prise main gauche en sortie de toit. Moi, j’ai tout la peine du monde à franchir le pas. Moralement, je n’y suis pas. Du coup, je me fais une pédale sur un crochet à gouttes d’eau pour passer. Et oui, ça sert l’artif quand on n’a pas de technique ni de bras…

L6 : Marche facile (comparé à ce que l’on vient de grimper) pour atteindre le sommet de la tourelle. Nous faisons un le rappel de 50m pour accéder à la 2ème partie.

L7/6c+ : Une fissure cheminée qui se transforme en fissure. Nico se fait quelques émotions en sortie de toit, il n’a pas pris les bonnes prises. En second, cette longueur est un régal, grâce à mes gants de fissures, j’use et abuse des coincements de mains et poings…  

L8/6c : Une belle dalle qui se termine par un petit bombé. RAS pour Nico qui se promène dans cette longueur. Pour moi, un mauvais équilibre me coute un but. Rrrhhhh…

L9/6c : La longueur aux trois surplombs, impressionnante vu du bas. Nico passe ici comme dans un 5c… J’y vais avec la trouille. A chaque surplomb, je m’arrache et profère des jurons honteux. Mais ça passe, sans chuter !!! Après 8 longueurs dans à mon maximum, je m’étonne de pouvoir encore enchainer cette longueur.

L10/6c : Une longueur un peu tordue, où Mr Piolat à vraiment voulu aller chercher au plus difficile pour finir cette voie. Impossible d’enchainer pour moi. Je suis rincé !

16h30, c’est le sommet. Je remercie chaleureusement Nico, sans lui, jamais je n’aurai eu l’idée de me lancer dans ce genre de voie. Un beau cadeau. Je suis de retour à la maison à 18h00. Le temps de prendre une douche et j’invite Lorraine au restau. Elle n’est pas belle la vie ? 

Posté par fchapi à 18:15 - Alpinisme - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Chapo chapi

    bravo
    je confirme c'est de l'artif tout cela ....
    c'est beau le niveau d'escalade !

    bravo

    Posté par farouk, 01 juin 2015 à 12:28

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